Black Summer
Watchmen a prouvé que l’on pouvait présenter les super-héros sous un angle différent de ce que l’on a l’habitude de voir. Il est possible de montrer qu’ils ne sont pas si différents des humains et qu’ils sont capables de faire des choix douloureux pour le bien de tous, même si cela suppose le sacrifice de quelques personnes. C’est dans cette voie, ouverte par Alan Moore, que Black Summer souhaite se placer.
Couverture
Synopsis
Quand on combat pour le Bien, jusqu’où peut-on aller ? Les Sept Armes combattent la corruption dans la rue. Mais la lutte est inégale et le champ de bataille, infini. John Horus sait ce qui est bon pour vous. Et il est déterminé à faire le Bien, que vous le vouliez ou non… quitte à plonger le pays dans le chaos. Le président va l’apprendre à ses dépens…
Critique
Le point de départ de Black Summer se révèle, à peu de choses près, le même que Watchmen. En effet, l’histoire se concentre sur des héros en fin de carrière, qui sont amenés à faire des choix difficiles pour assurer la survie de tous. La différence est que le groupe est constitué d’êtres améliorés, qui ont chacun des pouvoirs différents, comme le vol, une super-vitesse…
On peut également noter que Warren Ellis ne fait pas dans la dentelle et que l’on a affaire à une véritable boucherie lors des scènes d’action, qui n’importe pas grand-chose au final. De plus, bien que le dessin de Juan José Ryp soit magnifique, il est aussi trop détaillé, ce qui se révèle assez confus quand il y a de l’action.
Concernant l’histoire à proprement parlé, nos héros ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes jusqu’au jour où l’un d’entre eux, John Horus, assassine le Président des États-Unis et ses conseillers. Selon lui, ils étaient des criminels et décide alors d’organiser de nouvelles élections pour que la justice triomphe. Comme vous pouvez vous en douter, tout ne se passe pas comme prévu. A vrai dire, plus j’y pense et plus le personnage me fait penser à Magnéto, dans le sens où ses actions sont perçues comme une menace et que ses semblables sont pourchassés à cause de ses choix.
Néanmoins, comme je l’ai dis, la violence omniprésente gâche le récit, qui se termine en un véritable bain de sang. Cela plaira à certains et moins à d’autres, surtout à ceux qui ont adoré Watchmen et qui pensent trouver une continuité avec Black Summer. D’ailleurs, en comparaison, cette œuvre se révèle moins profonde, bien que le but soit identique, à savoir montrer jusqu’où les héros peuvent aller.
Black Summer a donc du mal à sortir la tête de l’eau. Malgré tout, on passe un moment de lecture agréable. Les héros sont intéressants, notamment par l’introduction de flash-backs, qui permet d’en apprendre plus sur eux. Il est juste dommage que que l’on reste sur sa faim et que l’ensemble se révèle en-dessous de ce que l’on était en droit de s’attendre.
Fiche technique
Black Summer
Date de parution : 13 novembre 2009
Scénario : Warren Ellis
Dessin : Juan José Ryp
Éditeur : Milady
Prix : 14,90 €
Pages : 200
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3 Commentaires
Même avis. Un peu plus de développement (en 2 tomes par exemple) aurait pu donner un très bon récit
En même temps on ne va pas critiquer ellis parce que pour une fois il n’a pas ultra décompressé son récit