Flash: tome 1 (Semic Book)
En Aout 2010, nous aurons droit en France à une nouvelle série de l’éclair écarlate (Fioutch vous en parlé ici). Celle-ci parlera du retour de Barry Allen dans le costume de Flash. Alors, pourquoi je vous parle d’un TPB vieux de six ans ? Eh bien simplement parce que le scénariste de celui-ci (Geoff Johns) sera aussi celui de la prochaine série. Cela va donc nous permettre d’avoir un aperçu de ce à quoi le retour du deuxième Flash va ressembler. (Oui oui, « le retour du deuxième », DC est un peu compliqué à suivre pour ce genre de truc…)
Synopsis.
Wally West, neveu de Barry Allen et troisième Flash du nom, est l’homme le plus rapide au monde et le héros de la petite ville de Keystone City. Celui qui a été Kid Flash au côté de son super héros d’oncle est aujourd’hui mature et prêt à assumer ses erreurs du passé, notamment son comportement avec les femmes. Mais Flash a aussi l’esprit occupé par une affaire d’une autre importance: une vague de meurtres submerge la ville. Le seul point commun entre les victimes est qu’elles toutes été sauvées un jour ou l’autre par notre héros. Flash, « quelqu’un défait ton travail; plus vite que tu ne l’as fait ».
Critique.
¤ Scénario.
Cette histoire se déroule bien avant cette époque (65 numéros avant). Flash est seulement marié, et on sent que cet arc sert à dire « on change un peu la personnalité du personnage pour que ça corresponde mieux à ce qu’on va faire ».
Pour être franc, le scénario n’est pas grandiose malgré un très bon sujet. Quelques scènes, comme celle de la morgue, sont poignantes mais les « vilains » (avis aux lecteurs, je cherche désespérément un synonyme de vilain/méchant/ennemi pour faire varier mon vocabulaire…) sont inintéressants au possible. Le combat final est plat et sans saveur. Du moment que le grand méchant a dévoilé son plan, on sait comment va finir le combat. Un suspens de dingue . Geoff Johns a mal joué sur ce coup, plutôt que de faire cette vague de meurtres en second plan d’autres histoires pour faire monter la sauce, tout se passe en quatre issues (numéros américains, entre 22 et 30 pages, avec beaucoup de pub). De plus, tous les personnages sont caricaturaux, de la fliquette indépendante au vieux de la vieille en passant par le nouveau commissaire qui ne se fait pas d’amis, seul Flash reste attachant en gardant des réactions humaines dans des situations extra-ordinaires où il devrait se comporter en héros. Au lieu de sortir le genre de petites phrases dont Grissom des Experts a le secret, il dit simplement « non, mais vous êtes dingues ?! » quand il fait face aux méchants.
¤ Dessin.
Après la lecture du TPB « The Flash: Crise Financière » où les dessins de Freddie E. Williams rendait parfaitement l’impression de vitesse, passer à Scott Kolins est douloureux: non pas qu’il dessine mal, loin de là, mais la sensation de vitesse est absente. A part cet énorme défaut (pour un Flash) le trait est pas mal, rappelant un peu celui de Juan Jose Ryp sur Black Summer en plus « djeunes » et moins détaillé. Bizarrement, les planches m’ont aussi parues très « blanches » avec beaucoup d’espace entre les cases. Certains éléments comme de vielles bandes de tissu sont ratés, mais celà vient peut-être plus des couleurs… Dans l’ensemble, c’est donc « pas mal, mais peut mieux faire », surtout quand on voit des images assez détaillés qui sont vraiment attrayantes.
¤ Format.
Semic ne s’embêtait pas à l’époque dis-donc ! Ça devait être une dizaine d’euros pour un TPB de quatre issues qui arrivent difficilement à 100 pages ! On a quand même droit au trois couvertures originales qui sont aussi moches que le patchwork qui sert de cover à ce TPB. Notons que l’artiste responsable de ce massacre n’est nommé nul part.
Seule consolation, ce TPB ne coûte plus que 3€ grâce aux déstockages des Semic books.
Illustrations.
Désolé, n’ayant pas trouvé de scans américains, ce seront de mauvais scans français… (la troisième n’est pas la suite des deux autres)
Si toi aussi tu trouves que les scans sont moches, tape dans tes mains (clap clap) ! Si toi aussi tu trouves que les scans sont moches, tape dans tes mains…
Conclusion.
J’ai été déçu par cette histoire et ne vais donc sans doute pas me ruer sur le prochain run de Johns sur Flash. Il faut espérer que son style a évolué, car si avoir ce genre de récit dans un mensuel, au milieu d’autres histoires peut passer, un TPB est un format trop luxueux à ce niveau.
Fiche Technique.
Flash: tome 1.
Scénario: Geoff Johns
Dessin: Scott Kolins
Encrage: Doug Hazlewood
Couleurs: James Sinclair
Editeur: SEMIC B.O.O.K.S
Pages: 100
Prix: A partir de 3€, en déstockage







3 Commentaires
Cet album ne contient pas 3 numéros mais 4: Flash #170-173.
La suite directe de cet album, parue en bigbook par Panini, est bien meilleure et permet de mieux s’immerger dans l’univers de Flash que l’on apprécie bien plus.
Oups ! C’est vrai ! J’ai compté comme une merde pour ce coup… Histoire que je me trouve des excuses, le bouquin fait fin, même avec 100 pages. Je vais corriger ça de suite ! Merci !