Lundi 26 octobre, l’Agence régionale de la santé a tenu un point presse pour faire le point sur la situation de l’épidémie de Covid-19 dans la région, quelques jours après l’instauration du couvre-feu, en particulier dans deux départements de la région, Pyrénées- Atlantiques et Haute-Vienne.

“Les efforts d’aujourd’hui sont importants pour demain”

A l’ouverture, Benoît Elleboode, directeur général de l’ARS Nouvelle-Aquitaine, a déclaré: «Nous avons réussi à retarder l’épidémie en Nouvelle-Aquitaine, mais les courbes montent. Les efforts d’aujourd’hui sont importants pour demain» a-t-il insisté, martelant que le respect des indications et notamment des barrières gestuelles doit permettre de “préserver les vacances de Noël … Cela demande des efforts maintenant”. A retenir que si la Nouvelle-Aquitaine ne connaît pas les données inquiétantes pour la Rhône-Alpes, le Nord ou l’Ile-de-France, la prudence est de mise car la deuxième vague est bel et bien là.

Quant à la pression hospitalière, la Nouvelle-Aquitaine est l’une des régions où le taux d’occupation des lits de réanimation est le plus bas, il était d’environ 20,6% vendredi. Huit patients de la région Auvergne-Rhones-Alpes, où plus de 60% des lits en USI sont occupés, ont même été déplacés à Bordeaux, Poitiers et Brive en fin de semaine dernière.

Quelle dynamique de l’épidémie dans la région?

Daniel Habold, directeur de la santé publique de l’ARS Nouvelle-Aquitaine, a ainsi confirmé que la circulation du virus est en augmentation en Nouvelle-Aquitaine avec un taux d’incidence en croissance exponentielle. Il s’établit à 120,3 pour 100 000 habitants pour la semaine 42 avec une dynamique croissante. Dans 10 départements sur 12, il dépasse 100 000/100 000 habitants et 3 départements ont des taux d’incidence supérieurs à 150/100 000 habitants: Pyrénées-Atlantiques, Haute-Vienne et Landes.

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Résultat, le Pyrénées-Atlantiques et Haute-Vienne Ils ont donc été classés en alerte maximale avec l’application du couvre-feu à partir de minuit samedi. En 64, le taux d’incidence a augmenté de 160% dans le département en seulement 2 semaines. En Haute-Vienne, le taux d’incidence est de 191,2 pour 100 000 habitants.

Sud-ouest

Charente et Charente-Maritime restent avec des chiffres bien inférieurs à la moyenne régionale (respectivement 74,1 et 52,1 taux d’incidence pour la semaine 42), tandis que Gironde, Dordogne et Lot-et-Garonne ils se rapprochent, avec une certaine stabilisation des indicateurs. L’ARS rappelle que toutes les tranches d’âge sont affectées par la circulation du virus avec une vigilance particulière pour les plus de 65 ans, dont le taux d’incidence augmente plus nettement. Les autres indicateurs sont également en augmentation, notamment ceux des hôpitaux.

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223 clusters dans la région

La Régie régionale de la santé a également insisté sur les efforts de ses services pour contenir l’épidémie autour du triptyque «Test – Alerte – Protéger», détaillant les données finales sur le sujet.

Quant aux tests, la région est désormais en mesure d’exécuter 115 000 tests par semaine, avec des délais de résultats ne dépassant pas en moyenne 48 heures. 41 765 cas positifs ont été identifiés depuis l’éclosion. Au total, 228 000 personnes ont même été identifiées comme malades ou cas de contact. Pour protéger ce public, une plateforme d’appel ARS mobilise 160 étudiants en médecine sept jours sur sept.

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Une piste au plus près de l’épidémie du 23 octobre un total de 223 clusters en Nouvelle-Aquitaine : 28% sont en milieu scolaire ou universitaire, 20% concernent l’EHPAD, 15% des entreprises, 11% des établissements de santé et enfin 26% des pôles concernent des événements sociaux (sport, sphère privée, réunions de famille … .), “ce sont évidemment les plus difficiles à contrôler”, a poursuivi Daniel Habold.

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130 lits supplémentaires pour les soins intensifs

L’institution a également rappelé que la circulation active du virus a déterminé une adaptabilité du système de santé, avec “une mobilisation exceptionnelle de tous les agents de santé de notre région”. Ainsi, 2,3 millions d’euros supplémentaires ont été alloués par l’ARS pour renforcer les équipes du SAMU et 130 lits de réanimation supplémentaires ont été mobilisés, portant la capacité régionale à 535 lits. Autre point de modernisation, le développement de la télémédecine avec + 75% d’activité dans ce domaine chez les médecins généralistes de la région.