Les ministres des Affaires européennes ont adopté mardi des critères communs pour coordonner les restrictions de voyage dans l’UE et mettre fin à la cacophonie générée par la pandémie de Covid-19, qui connaît une reprise inquiétante sur le continent.

Lors d’une réunion à Luxembourg, les ministres ont approuvé une recommandation non contraignante établissant une cartographie commune pour définir les zones à risque au sein de l’UE. Plusieurs pays se sont cependant abstenus, dont le Luxembourg. Le texte exige que le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) publie chaque semaine une carte de la situation de tous les pays de l’UE au niveau régional, avec un code couleur commun basé sur le niveau de risque. d’une zone: verte, orange, rouge.

Ces zones sont définies en tenant compte des critères du nombre de nouveaux cas notifiés pour 100 000 habitants au cours des 14 derniers jours et du taux de tests positifs. Une quatrième couleur (grise) est fournie pour les zones où les données sont insuffisantes ou lorsque le nombre de tests pour 100 000 habitants est jugé trop faible. Selon la recommandation, les voyageurs venant d’une zone orange, rouge ou grise peuvent être soumis à une quarantaine et / ou à un dépistage à l’arrivée. Ceux qui proviennent d’un espace vert ne font l’objet d’aucune mesure.

Les frontières de l’UE restent ouvertes aux citoyens des pays membres

Les États membres ne devraient pas refuser l’entrée sur leur territoire aux voyageurs d’un autre pays de l’UE, ce que la Hongrie fait actuellement en prévoyant des exceptions pour les citoyens tchèques, polonais et slovaques. Le texte stipule que les résultats des tests doivent être mutuellement reconnus. Et des exemptions de quarantaine pour les voyageurs qui exercent un certain nombre de fonctions jugées essentielles.

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Un pays qui a l’intention de mettre en œuvre des mesures restrictives à l’encontre des voyageurs en provenance d’une zone jugée à risque doit en informer l’État membre concerné, si possible 48 heures avant leur entrée en vigueur. Le public doit également être informé au moins 24 heures à l’avance. Il est également prévu d’introduire un formulaire européen unique à remplir par les voyageurs.

Soulignant que la France «se bat depuis plusieurs semaines pour ce résultat concret», le secrétaire d’État aux Affaires européennes Clément Beaune a salué cette recommandation comme «une avancée essentielle dans un domaine trop souvent laissé aux initiatives nationales. isolé et peu coopératif “.

En revanche, le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn, dont le pays s’est abstenu, a estimé que le texte devait être “complété et approfondi”, en ajoutant d’autres critères, notamment le nombre de tests, les résultats, le taux de mortalité, la situation des hôpitaux, le nombre de lits de soins intensifs. Il a estimé que son pays était “puni” pour sa politique de tests à grande échelle et a regretté que le principe de libre circulation de “Schengen soit l’exception pour le moment”.

Selon les données de l’AFP, plus de 6,5 millions de cas de Covid-19 et plus de 240 000 décès ont été signalés en Europe. Le continent connaît un rebond de la propagation du coronavirus, que les pays tentent à nouveau d’endiguer par des mesures de resserrement (restriction des contacts, fermeture de bars, restaurants, couvre-feux, frontières locales …)