Police

TÉMOIGNAGE – Il a courageusement poursuivi le terroriste pour l’attaque de l’ancien bâtiment Charlie Hebdo, avant d’être arrêté, menotté et placé en garde à vue pendant 10 heures. Youssef, 33 ans, a accepté de partager son histoire avec nous. Une interview à découvrir ce dimanche soir dans l’actualité du week-end de TF1.

“Suspect numéro 2” est en fait un “héros“Youssef, un homme d’une trentaine d’années, se remet juste de sa folle journée de vendredi. Après avoir tenté d’arrêter Ali H., le terroriste qui a attaqué les anciens locaux de Charlie Hebdo, il a été arrêté et placé en garde à vue pour près de 10 heures. Une attente longue et déchirante, avant d’être enfin dégagée et relâchée le soir “,gratuit et sans fraisDe suspicion, Youssef est passé au statut de témoin du drame. Sa version a été confirmée par des images et des enquêtes CCTV. Il a parlé à TF1 de la chaîne des événements. Une interview à découvrir dimanche soir dans le JT Weekend d’Anne Claire Coudray.

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“Un jeune homme héroïque”

Deux jours après les événements, les circonstances dans lesquelles Youssef s’est retrouvé impliqué dans ces événements sont devenues plus claires. “Je voulais être un héros, je me suis retrouvé derrière les barreaux”, résume la personne devant les caméras TF1.

Après avoir dépassé le terroriste, Youssef s’est rendu à la police pour témoigner. C’est son avocate, Lucie Simon, qui a été la première à dénoncer le sort de son client.

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Le deuxième suspect n’est autre qu’un jeune homme héroïque qui a tenté d’arrêter l’attaquant“a-t-il déclaré sur son compte Twitter.”Il s’est rendu à la police pour témoigner, il a été menotté, cagoulé devant les caméras, placé en garde à vue malgré les témoins et les vidéos. Il sort ce soir épuisé et choqué.

Youssef montait dans sa voiture lorsqu’il a entendu les cris d’une femme, puis d’un homme, avant de voir l’attaquant s’enfuir et s’engouffrer dans l’entrée du métro Richard Lenoir. “Il a décidé, d’un geste spontané très courageux, de le suivre pour l’arrêter“dit Maître Simon.”Il le poursuit dans le métro, saute le portique, se dirige vers le quai et hurle “ne bouge pas, je suis en route”. Il va à sa rencontre pour l’arrêter et l’attaquant sort un cutter pour le menacer et entre dans le métro. La poursuite se termine ici.“Youssef se souvient qu’il ne comprend pas la langue de l’attaquant, mais que ce dernier avait un air”dépressif“et il semblait”étonnamment calme“.

A part Youssef, l’histoire ne s’arrête pas là. Il sort du métro, croise les carabiniers et leur conseille de se rendre à la Bastille, la station où l’attaquant s’est rendu avec le métro. Il revient vers les victimes, il dit à la police qu’il est témoin, mais ils lui disent de le faire “clair«Il va chercher sa carte d’identité chez lui, pour revenir témoigner.

“Je les ai entendus dire,” nous l’avons compris “. Quoi, tu m’as attrapé? Je suis venu témoigner!”

Quand il va à la police pour la deuxième fois, la police le confronte “à une photo de lui qui semblait déjà filmer, une séquence de surveillance du métro“Dit l’avocat. Ces images auraient fait croire à la police que les deux hommes se connaissaient. Youssef a alors été arrêté, les menottes au poignet et le masque occultant sur le visage.”Je les ai entendus dire: “nous l’avons compris”. Quoi, tu m’as eu? Je suis venu témoigner, moi!“, essayer d’expliquer.

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Après sa libération, son client était “désolé pour les réactions sur Internet, pour la manière d’être présenté comme un terroriste par les médias», raconte l’avocat, pour qui la garde à vue aurait pu être évitée car la police avait des images de ce qui s’était passé dans le métro. Mais Youssef lui assure qu’il n’a aucun ressentiment envers la police: “Je ne suis pas en colère contre les flics. Ils ont fait leur travail, d’accord. Je ne suis tout simplement pas habitué. C’est tout.” Et si, un jour, une telle scène se reproduisait? «Si ça recommence demain? J’y retournerai! (…) Je suis comme ça: quand je vois un criminel, quelqu’un qui a mal agi, je dois intervenir pour le joindre. J’essaye.

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Attaque au couteau près de l’ancien siège de Charlie Hebdo à Paris

L’histoire de Youssef ressemble fortement à celle de Lassana Bathily, «le héros» d’Hyper Cacher. Lors de son témoignage au procès des attentats de janvier 2015, ce dernier a déclaré avoir été arrêté à l’extérieur du magasin et détenu pendant 1 heure et 30 minutes, avant que les forces de sécurité ne se rendent compte qu’il était du côté des otages.

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