Le nombre de patients atteints de Covid-19 est en augmentation dans la capitale de l’Occitanie car il faut continuer à accueillir des patients non-Covid.

Depuis lundi 28 septembre, le CHU de Toulouse a été déclaré hôpital en tension, l’étape avant le Plan Blanc. Parce que dans ce domaine, le nombre de patients suspectés de contamination par Covid-19 augmente lentement mais sûrement. Lundi il y en avait 36, dont 12 en réanimation, quand il faut continuer à accueillir les autres patients.

Environ 20% des interventions non urgentes seront reportées pour faire de la place aux patients atteints de Covid-19. Le CHU oriente déjà les patients non prioritaires qui viennent aux urgences vers d’autres secteurs. “Il y a le flux de patients non-Covid et le flux de patients Covidexplique Sandrine Charpentier, responsable des urgences au CHU de Toulouse. L’objectif est vraiment, contrairement à ce qui s’est passé en mars, d’accueillir à la fois les patients suspectés de contamination par Covid-19 et les patients non-Covid qui ont besoin de soins urgents “.

Pour les agents de santé, ce nouvel afflux de personnes infectées nécessite des ressources supplémentaires. “Ce dont nous avons besoin, ce sont des lits d’appoint, même dans certaines zones traditionnelles. Et nous avons besoin de personnel pour pouvoir ouvrir ces lits d’appoint.”, indique Béatrice Riu-Poulenc, responsable de l’unité de soins intensifs de Purpan. Aussi, des recrutements sont en cours pour informer le CHU.

Le coronavirus continue de circuler dans la région. Pour les médecins, c’est aussi dangereux qu’en mars dernier. “C’est le même virus et ce sont les mêmes patients de mars, avec les mêmes groupes d’âge qui sont touchés”, rappelle Pierre Delobel, chef du service des maladies infectieuses du CHU de Toulouse. L’idée d’un virus moins virulent et de patients plus jeunes est fausse selon Pierre Delobel. “De toute évidence, il y a une population plus jeune qui est touchée mais nous ne la voyons pas à l’hôpital, Il explique. Maintenant, le virus s’est propagé à plus de 50 ans et nous voyons les mêmes patients en mars. Donc ça n’a pas changé. “

Toulouse est classée zone d’alerte renforcée par les autorités sanitaires. Les bars doivent y fermer à 22h mais le métro reste ouvert. Rien d’anormal pour les spécialistes car selon eux le risque de propagation du coronavirus est moins important dans le transport. “Il y a une grosse différence, c’est que dans les transports en commun on porte un masque et que forcément, dans un bar il n’y en a pas”, précise le chef du service des maladies infectieuses du CHU de Toulouse.

READ  Des éleveurs de chevaux armés vérifient les automobilistes

Même avec toute la bonne volonté des professionnels, il est difficile de maintenir les règles de distance dans les bars.Pierre Delobel, chef du service des maladies infectieuses du CHU de Toulousevers franceinfo

Points Pierre Delobel “comprendre les conséquences pour les établissements”, mais pour lui “des distances de deux mètres dans un bar, c’est un peu illusoire”.