Une agence fédérale américaine Épinglé par Google, mercredi 2 décembre, le géant du numérique accusé d’avoir mal surveillé et licencié deux salariés qui protestaient en interne contre certaines pratiques de l’entreprise, le signaler New York Times est le site spécialisé Le bord.

En novembre 2019, de nombreux employés ont exprimé leur malaise face au partenariat entre Google et certaines autorités fédérales américaines, y compris l’agence de protection des frontières, et des manifestations ont été organisées. À l’époque, l’entreprise avait licencié plusieurs employés, ce qui avait provoqué la colère.

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Google accusé d’avoir enfreint le droit du travail

Mercredi, le National Labour Relations Board (NLRB), l’agence fédérale chargée de l’application du droit du travail, a publié ses premières conclusions, arguant que le traitement des deux employés licenciés était contraire à la loi américaine.

Il a donné à Google deux semaines pour répondre aux allégations, y compris les accusations de surveillance et d’interrogatoire des employés concernés. Une audience est prévue le 12 avril dans un tribunal de San Francisco.

Les conclusions font suite à une plainte déposée par quatre employés licenciés en novembre 2019, qui alléguaient que les sanctions avaient été prises en représailles à leur volonté de créer un syndicat. À l’issue de l’enquête, le NLRB a décidé de ne donner suite qu’aux plaintes de deux employés, Laurence Berland et Kathryn Spires.

Selon les conclusions de l’agence, obtenues par l’Agence France-Presse (AFP), Google “Regardé” ces employés, en regardant les présentations qu’ils avaient préparées pour persuader d’autres employés de se syndiquer. Google aussi, selon le NLRB, “Entretiens avec les employés réalisés” et les a menacés de représailles s’ils allaient au-delà de la chaîne de commandement pour porter plainte sur divers problèmes, comme le comportement au travail. L’agence accuse également Google d’avoir licencié ces employés pour des raisons illégales et en vertu d’une réglementation interne appliquée indirectement.

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L’entreprise nie

De son côté, Google garantit que ces deux employés ont été licenciés pour avoir enfreint les règles de sécurité interne, notamment en accédant à des documents confidentiels sans rapport avec leur travail. “Nous soutenons fermement les droits de nos employés sur le lieu de travail, des discussions ouvertes et des débats respectueux ont toujours été dans la tradition de Google”, a assuré un porte-parole du groupe, interrogé par l’AFP.

«Nous sommes fiers de notre culture et la défendons contre les tentatives visant à la saper intentionnellement, y compris les violations des règles et des systèmes de sécurité intérieure. “

Depuis plusieurs années, le groupe fait face à différents mouvements de contestation de ses salariés: plusieurs milliers d’entre eux ont manifesté notamment fin 2018 contre la gestion du harcèlement sexuel dans Google.

Une autre manifestation, en 2019, dénonçait le fait que le géant du numérique signe des contrats en rapport avec Gestion des frontières américaines, ainsi que son projet de créer un moteur de recherche spécifique sur le marché chinois.

Les syndicats, mal vus dans la Silicon Valley

Google n’est pas la seule entreprise de technologie confrontée aux protestations de ses employés, ni la seule accusée de s’opposer fermement aux mouvements syndicaux.

En septembre, c’est Amazon qui a été critiqué par la critique, après avoir annoncé vouloir recruter “Analystes du renseignement” surveiller, entre autres, “Menaces des syndicats” dans les affaires. En 2018, plusieurs médias Une vidéo pour les responsables de Whole Foods a été divulguée (propriété d’Amazon) qui fournit des conseils pour empêcher les employés de s’organiser pour former un syndicat.

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En juin 2020, le site Interception a également révélé que Facebook, dans une présentation de «Facebook Workplace» (un outil de discussion pour les entreprises), avait mis en évidence la possibilité d’interdire l’utilisation de certains termes dans les discussions, notamment “Se syndiquer” (“Syndicat”, en anglais).

Le monde avec l’AFP