Un restaurant Courtepaille à Saint-Quentin-Fallavier en Isère, le 19 juin 2020. – ALLILI MOURAD / SIPA

Les couteaux sont affûtés entre les chaînes de Restaurants. L’objet de la cupidité n’est autre que le restaurateur Courtepaille, mis en redressement judiciaire le 29 juillet par le tribunal de commerce d’Evry-Courcouronnes (Essonne), après une baisse de son activité en raison de coronavirus et le refus d’un prêt garanti par l’État. Le premier à dessiner est Buffalo Grill, qui a déposé une demande de rachat de son concurrent.

3100 salariés sur 3600 conserveront leur emploi

La chaîne de restauration vise à “préserver 85% des emplois, soit un peu plus de 3 100 salariés sur un total de 3 600 franchisés inclus”, explique Jocelyn Olive, directeur général depuis avril 2018, dans une interview publiée lundi par le parisien. Les employés des restaurants non inclus se verront proposer une «reclassification» au Buffalo Grill, qui compte 170 emplacements à qualifier, selon son dirigeant.

Au total, le groupe de Jocelyn Olive envisage de reprendre «92 contrats de franchise, 145 sur 190 restaurants en succursale». Pour moderniser la marque, il souhaite investir «plus de 80 millions d’euros en cinq ans plus 20 millions en dépenses marketing et médias, soit plus de 100 millions d’euros».

Offres jusqu’au 14 septembre

Affirmant bénéficier de «la meilleure santé financière du marché de la restauration en France», avec «une dette financière (qui) ne dépasse pas le double de notre rentabilité», le gérant assure que Buffalo Grill serait «le groupe le plus crédible d’un point de vue. économique pour ce mariage avec Courtepaille. »Les offres d’acheteurs potentiels seront étudiées par le tribunal de commerce jusqu’au 14 septembre.

READ  POINT DE MARCHÉ - Les stocks chutent, la pandémie est inquiétante, les banques souffrent