CAC40: des versions encore lourdes pour supporter WStreet

(CercleFinance.com) – Nous venons de passer une nouvelle édition du principe européen «ATM» pour les managers américains qui viennent vendre massivement en Europe pour soutenir Wall Street.

Et encore une fois cela fonctionne parfaitement avec les indices américains qui subissent une consolidation que l’on peut définir marginale (le Dow Jones cède moins de 0,4%, le S & P500 et le Nasdaq juste au-dessus de 0,9%) Les marchés européens ont reculé en moyenne de -2,7% après avoir progressé beaucoup moins que New York pendant 1 mois (indices américains d’affilée record, jusqu’à 8 records historiques simultanément sur 8 indices boursiers différents jeudi dernier).

La Bourse de Paris recule de -2,4% (le CAC40, en revanche, limite la cassure à 5.393 au final contre 5.510 à midi et 5.340 vers 16h15.

De plus, l’E-Stoxx50 baisse de -2,75% (3,448) dans le sillage de Francfort de -2,8% (le DAX qui a cassé le support de 13.200Pts pendant plusieurs heures, avant de terminer à 13.246).

L’une des valeurs les plus regardées ce lundi est Tesla qui passe de -5 à -6% (perdant à nouveau des gains vendredi) après avoir enregistré 148 milliards de trades vendredi (soit 30 séances moyennes du CAC40), ce qui signifie bien plus. que échangées lors des sessions les plus actives de l’histoire de Wall Street, sur toutes les valeurs S & P500, début mars 2020.

Mais au-delà du score algébrique et de la plus forte baisse intrajournalière observée depuis fin août, c’est le type de cassure – dans un «gap» baissier – et l’ampleur de la baisse initiale (-2%) qu’il faut analyser. : Il ne fait aucun doute que la Fed a fait de grands efforts (injectant 120 milliards de dollars pour Wall Street 10 jours de «  sorcières  ») pour que les indices soient déchirés à la hausse dans la stratosphère de la bourse, contredisant tout le monde fondamentaux, poussant les valorisations en territoire inconnu depuis décembre 1999.

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Les marchés semblent soudain paralysés d’apprendre que Covid a changé (1er cas identifié en Angleterre, un pays qui se retrouve totalement isolé du monde en 24 heures) alors qu’un virus qui ne change pas … n’existe pas!

Car ce ne sont pas seulement les pays européens qui annoncent ce week-end qu’ils ont décidé de suspendre les transports depuis la Grande-Bretagne pour arrêter la propagation d’une nouvelle variante du coronavirus, dénommée «  VUI -202012/01  »: Hong Kong n’accepte plus la rentrée en Pays des passagers ayant effectué une simple «escale» (transit) de plus de 2 heures dans un aéroport britannique.

Au vu des graves craintes entourant le développement de la pandémie pendant cette période des fêtes et des négociations sur le Brexit qui semblent également au point mort, il semble difficile pour les marchés actions européens de connaître une fin d’année positive.

Traditionnellement, les marchés boursiers ont progressé au cours des dernières semaines de l’année et au début de la nouvelle année, phénomène connu sous le nom de «rallye de fin d’année» ou de «rallye de Noël».

Cependant, le marché parisien a affiché une augmentation de 15% au cours des trois derniers mois, ce qui lui a permis d’amortir une grande partie de ses pertes liées à la crise Covid. Depuis le début de l’année, vendredi le CAC 40 n’a rapporté que 7% … mais exprimé en dollars, il a quand même enregistré un + 3% … cet avantage est parti en fumée en moins de 2 heures ce matin.

Problème, l’indice phare de la Bourse de Paris n’a pas augmenté depuis fin novembre et son mouvement de consolidation a de bonnes chances de se poursuivre pendant la trêve des confiseurs.

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Alors que la semaine de trading sera raccourcie en raison de Noël, les investisseurs pourraient être tentés de clôturer leurs comptes au cours des prochaines séances, avant de recommencer en 2021.

L’autorisation du vaccin Pfizer par l’Union européenne figure toutefois parmi les catalyseurs potentiels du marché. Nous attendons également la finalisation éventuelle d’un accord sur le Brexit et le vote d’un nouveau programme de relance budgétaire aux États-Unis.

L’attention du marché sera portée sur les éventuelles bonnes nouvelles, car le calendrier économique de la semaine s’annonce léger.

À l’ordre du jour de lundi, nous venons de voir l’indice d’activité de la Fed de Chicago qui, sans surprise, est tombé en décembre à 0,27 après 1,01 de novembre (tout comme Empire State, puis Philly NOURRIS).

Cette semaine présente la confiance des consommateurs du Conference Board mardi, les revenus et dépenses des ménages américains mercredi et les commandes de biens durables jeudi.

A noter également la baisse de -4% du pétrole ‘Brent’ qui a même chuté de -6% à 49,2 $ et se termine juste au-dessus de 50 $ à Londres, le $ se redresse symétriquement de + 0,3% à 1.235 / Euro.

A Paris, les actions bancaires et foncières perdent entre -5 et -8% (Sté Générale à -5,2%, BNP-Paribas à -4,2%, AXA s’effondre également -4,5%) tandis que le risque de faillite – et aussi de non-paiement du loyer – avec des mesures de confinement et de télétravail qui se poursuivront probablement jusqu’à la fin de l’hiver.

En bas du groupe, on retrouve des valeurs pétrolières à -6% (Vallourec et Technip) tandis que le baril de WTI a chuté de -4,5% à 46,9 $. Le total des actions a également perdu près de -3,7%.

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iliad annonce qu’à la suite du succès de son OPA (OPA) sur l’opérateur de télécommunications polonais Play, elle procédera au retrait obligatoire le 23 décembre de toutes les actions Play non portées à l’offre.

Eurazeo Patrimoine annonce un accord d’exclusivité avec Elsan pour la cession de sa participation dans C2S, groupe multirégional de cliniques généralistes, qui compte 17 établissements en Auvergne Rhône-Alpes et en Bourgogne Franche-Comté. Le produit de cette cession serait d’environ 400 millions d’euros pour Eurazeo (-2,5%).

Unibail-Rodamco-Westfield (-4,7%) vendra les immeubles de bureaux Village 3, 4 et 6 à La Défense. Le prix de vente net total est de 213 millions d’euros. Les transactions devraient être conclues au premier trimestre 2021.

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