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AGRESSIONS – Alors que les mutilations de chevaux se multiplient en France, le ministre de l’Agriculture s’est rendu vendredi en Saône-et-Loire à la rencontre des propriétaires d’animaux. Mais aussi pour faire le point sur les enquêtes.

Une jument éviscérée dans le Vaucluse, une poney fille tuée jeudi en Saône et Loire, trois animaux mutilés lundi dans l’Yonne … Si plusieurs cas de mutilations sur chevaux avaient déjà été recensés depuis décembre 2018, le rythme macabre s’est accéléré depuis. de l’été, avec maintenant une dizaine d’attaques. Un phénomène qui inquiète les propriétaires et les éleveurs, mais aussi le gouvernement.

Suite à cette vague d’atrocités, Julien Denormandie, le ministre de l’Agriculture, se rendra en Saône-et-Loire ce vendredi. Objectif: rencontrer les propriétaires d’une jument dont l’oreille a été coupée dans la nuit de mardi à mercredi. Sur place, le ministre a indiqué que “plus de trente cas dans plus de dix départements” avaient été identifiés. “Ce sont des actes indescriptibles”, a ajouté le ministre. “Sont-ils des barbares, des gens indignes?”, S’est interrogé Julien Denormandie, précisant qu ‘”il y a évidemment un professionnalisme, des gens qui agissent avec une certaine technicité”. Le ministre a également évoqué “de nombreuses enquêtes dans les départements” de France. “Je m’engage à tout faire”, a-t-il insisté en rencontrant la gendarmerie et les forces de l’ordre impliquées dans les trois cas en Saône et Loire.

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“Toutes les routes sont prises en considération”

Du côté du ministère de l’Intérieur, nous travaillons sur cette question jugée épineuse. En particulier parce que l’enquête n’est pas centralisée, des animaux ont été mutilés ou tués à travers le pays. Mais même sans téléphone portable. “Est-ce un défi lancé sur Internet? Un défi ? La motivation d’un individu? Toutes les routes ont été prises en considération “, a indiqué fin juin Bruno Wallart, commandant de la compagnie Riom en Auvergne. “Nous prenons cela très au sérieux”, le procureur d’Amiens l’a souligné.

Afin de ne pas exclure des pistes, le ministère de l’Intérieur a demandé à la Mission interministérielle de contrôle et de lutte contre les abus sectaires (Miviludes) de s’occuper de la question. “Si jusqu’à aujourd’hui rien n’établit formellement un lien avec un éventuel mouvement sectaire, certains faits rappellent des pratiques liées aux rites sectaires et en particulier aux soi-disant sataniques”, spécifié vendredi à Parisien Ministère de l’Intérieur.

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Le mystère des chevaux mutilés

“Nous ne savons pas si c’est une communauté organisée ou un effet de mimétisme”, avait estimé Julien Denormandie tôt le matin sur franceinfo. Et le ministre a ajouté que “Tous les dispositifs d’enquête, du ministère de l’Intérieur au ministère de la Justice, sont mobilisés. Nous n’excluons pas les pistes”. Une trace que la gendarmerie de l’Yonne espère conserver: pour la première fois depuis le début de l’enquête, un portrait d’un robot a été diffusé suite à une attaque sur deux poneys.

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