Après la légère sortie observée en octobre, la collecte du Livret A et du Livret de développement durvole et solidire (LDDS) avec le titre a recommencé à augmenter en novembre 2020, selon des données publiées ce mardi 22 décembre par la Caisse des Dépôts. La différence entre les retraits et les dépôts est positive à 3,31 milliards d’euros pour tous les réseaux.

Ce niveau d’entrées est le plus élevé depuis juin 2020, lorsque ces investissements sans risque se sont taris de 3,69 milliards d’euros après les mois records de mars, avril et mai, où leurs avoirs ont augmenté respectivement de 3,82 milliards. d’Euro. d’euros, 7,39 milliards d’euros et 5,14 milliards d’euros.

“Avec les vacances proches, les taxes locales payées et aucun bonus, novembre est traditionnellement un mauvais mois pour le Livret A”, Plus “Pour 2020, le deuxième emprisonnement, avec renoncement forcé à la consommation, explique les fortes entrées nettes”, souligne dans une note citée par l’AFP Philippe Crevel, directeur général du Cercle de l’épargne, cabinet de conseil sur l’épargne et sa législation.

En novembre 2019, la disponibilité du Livret A et du Livret LDDS n’avait augmenté que de 610 millions d’euros.

Aucun investissement dans «l’économie réelle»

La nouvelle vague d’emprisonnement “ a permis aux Français qui réussissent à épargner – rappelons que la moitié des livrets A contiennent moins de 150 euros d’économies – de faire des économies sur les voyages et de remplir davantage le matelas de sécurité qu’est le livret A “, note Maxime Chipoy, président du site MoneyVox. «En mettant sciemment leur argent dans leurs comptes d’épargne, les familles glissent et sécurisent une partie de leurs revenus contrairement à ce qui reste dans les comptes chèques. Il existe une volonté claire de constituer une réserve pour faire face à des problèmes d’emploi ou de revenu “, croit en M. Crevel.

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Les Français restent donc sourds aux appels répétés du gouvernement pour investir dans «l’économie réelle» et contribuer ainsi au financement des entreprises. «Dans le contexte anormal de 2020, les familles ne veulent pas s’engager sur le long terme et préfèrent donc les produits liquides. Cette priorité pénalise le premier produit d’épargne français, l’assurance-vie “, analyse M. Crevel.

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Au cours des onze premiers mois de l’année, les sommes déposées dans le Livret A et le Livret LDDS se sont élevées à 35,04 milliards d’euros. La disponibilité totale des deux produits a atteint 446,0 milliards d’euros à fin novembre 2020.