«Silence dans l’espace ouvert! Cette instruction, peut-être un jour, vous devrez l’observer. Car face à Covid-19, la règle du télémètre n’est pas la garantie absolue de ne pas être infecté par votre voisin de bureau.

Une étude qui vient d’être publiée dans le British Medical Journal montre que c’est en pensant au-delà de la fin de ce petit compteur que l’on pourrait être beaucoup plus efficace. La règle d’or qui nous a été répétée depuis le début de l’épidémie tomberait même dans une «science dépassée», une approche «dépassée», abordée par ces experts de l’Université d’Oxford et du MIT.

Le tableau ci-joint montre que se protéger de Covid-19 n’est pas qu’une question d’espace. Le fait que nous travaillions dans un endroit calme ou pas, qu’il y en ait beaucoup ou moins, que les locaux soient sains, cela compte aussi. Alors qu’un nouveau protocole santé entre en vigueur mardi dans les entreprises, leur modèle de risque donne matière à réflexion.

Calme et bonne climatisation

Comme vous vous en doutez, les chances d’attraper Covid-19 sont presque nulles s’il y a peu de personnes ensemble, à condition que la ventilation fonctionne bien. Là où cela devient difficile, c’est lorsque de nombreux employés sont dans le même espace, même temporairement. Dans ce cas, il vaut mieux ne pas être trop agité et… ne pas trop bavarder. Car plus le bruit est important, meilleure sera la circulation du virus grâce à l’effet aérosol, c’est-à-dire par suspension de très fines particules dans l’air!

Et si, de plus, les flux d’air internes sont médiocres ou mal régulés, là le risque augmente à nouveau! Donc, dans ce type de situation, on garde le masque en permanence. S’il était enlevé, ne serait-ce que pendant dix minutes, le risque deviendrait alors maximal. En résumé, les meilleures conditions pour faire face à la reprise sont une climatisation calme et bien régulée, associée à une ventilation régulière des locaux, pas trop d’allers-retours, pas de cris, moins de rencontres physiques possibles. , bocaux le soir …

READ  Le navire de recherche gazier turc a quitté les eaux contestées de la Méditerranée orientale

«Travailler dans de bonnes conditions est vraiment un facteur à ne pas négliger dans le cas de Sars-Cov2», reconnaît Jean-Christophe Lucet, chef du service hygiène et contrôle des infections nosocomiales de l’hôpital. Bichat, à Paris. Si, pour l’instant, le consensus scientifique est que Covid-19 se propage massivement par de grosses gouttelettes de salive, “il a été démontré que nous pourrions attraper d’autres virus infectieux, comme le rhume, à plus de deux mètres, alors que portez un masque », précise le spécialiste.

1 mètre, 1,5 mètre, 2 mètres?

Qu’en est-il de Sars-Cov2? «Il est possible qu’il existe un continuum entre la transmission aérienne et la transmission par gouttelettes. Mais comme le montre l’étude de l’Université d’Oxford et du MIT, c’est aussi une question de contexte. Dans tous les cas, dans la vraie vie, il vaut mieux multiplier les approches préventives dans les espaces restreints.

Le débat sur les règles de suppression des lieux de travail n’est pas nouveau. Lorsque l’épidémie a éclaté, elle avait déjà agité les cercles scientifiques, lorsque la France, imitant l’Italie, avait opté pour la règle du «1 mètre», selon les recommandations alors émises par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Mais d’autres avaient choisi d’aller plus loin: c’est le cas de l’Allemagne, de l’Australie ou de la Belgique, par exemple, qui ont fixé la règle de la distance à 1,5 mètre, tandis que la Suisse, la Grande-Bretagne ou le Québec ont opté pour 2 mètres.