DECRIPTURE – Deux articles publiés dans le magazine américain Science mettre en évidence les défauts des défenses immunitaires.

Traitement d'un patient atteint de Covid-19 à l'hôpital militaire de Laveran, à Marseille, le 18 septembre.
Traitement d’un patient atteint de Covid-19 à l’hôpital militaire de Laveran, à Marseille, le 18 septembre. ERIC GAILLARD / REUTERS

D’où vient la vulnérabilité des patients atteints de Covid-19 sévère, lorsque l’infection reste silencieuse ou légère chez la majorité des gens? Dans deux articles scientifiques publiés hier dans le magazine américain Science, le Laboratoire des maladies infectieuses de génétique humaine de l’Institut Imagine, situé à l’hôpital Necker, apporte un premier élément de réponse à cette question essentielle. Ses études montrent, chez près de 14% des patients hospitalisés pour Covid-19 sévère, un défaut de production ou d’action des interférons, qui participent à la défense immunitaire de première ligne contre les virus. Cette découverte pourrait conduire à terme au dépistage de ces patients et à une évolution des traitements qui leur sont proposés.

“En février, nous avons émis l’hypothèse que la transition vers une forme sévère n’était pas le résultat de la malchance, mais le résultat d’un déterminisme génétique et immunologique”, indique Pr Jean-Laurent

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