Christophe Archambault / AFP

Le Premier ministre Jean Castex lors de la mise à jour de la situation sur Covid-19 en France le 27 août 2020 (photo d’archive).

CORONAVIRUS – Le jour des «décisions difficiles»? Après un conseil de défense, le premier ministre s’est réuni en fin de matinée Jean Castex Il faut annoncer ce vendredi 11 septembre, lors d’un point presse prévu vers 17h30, de nouvelles mesures pour lutter contre la propagation de Covid-19 sur notre territoire. Une déclaration du ministre de la Santé Olivier Véran, annoncée pour 16 heures, a finalement été remplacée.

Cible? «Donner de la visibilité dans les semaines à venir» et «s’adapter» à l’évolution de l’épidémie, selon les mots d’Emmanuel Macron. Alors que la grande majorité des scientifiques craignent une rebond de l’épidémie de Covid-19, le gouvernement “sera contraint de prendre une série de décisions difficiles”, “dans huit à dix jours au plus tard”, a prévenu mercredi Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique qui conduit les pouvoirs publics sur la crise des coronavirus.

Un avertissement perturbateur a été ce que le président de la République a qualifié jeudi: “Le Conseil scientifique est dans son rôle, qui est technique”, mais il appartient aux responsables politiques de “prendre des décisions”. “Nous devons, je crois, continuer à être exigeants, réalistes, sans céder à la panique”, a ajouté le chef de l’Etat.

17h00: le discours de Jean Castex a été retardé d’une demi-heure

Le discours du Premier ministre a été reporté à 17h30.

L’entourage du Premier ministre a expliqué à BFM, Franceinfo et LCI que «l’objectif est de provoquer un choc électrique. Ce sera un message sérieux mais sans crainte ».

15h40: Plusieurs passages déjà mentionnés

Quelles mesures sont envisagées, alors que les grands rassemblements sont déjà interdits et que le masque est obligatoire dans les lieux publics fermés ainsi que dans les rues de certaines grandes villes? Le professeur Delfraissy a parlé d’un renforcement de la protection des personnes âgées ou à risque (diabète, obésité, maladies respiratoires …) de “créer une sorte de bulle” autour d’eux.

Limiter le nombre de personnes à une réunion, même à domicile, “est l’un des éléments sur la table”, a expliqué l’un des membres du Conseil scientifique, Bruno Lina, Jeudi sur Franceinfo. Enfin, la période d’isolement des personnes infectées ou qui ont été en contact prolongé avec une personne infectée doit être réduite à 7 jours au lieu de 14.

15h00: Le rythme infernal des tests Covid

Les tests PCR se sont multipliés depuis remboursable et possible sans ordonnance. Les laboratoires de test sont pris d’assaut et tentent de réussir. Un technicien de laboratoire explique.

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14h: Doit-on abolir le Conseil Scientifique?

Le conseil scientifique, qui guide les pouvoirs publics dans la crise sanitaire, a-t-il eu son temps? Trente-cinq “scientifiques, universitaires et professionnels de la santé” estiment, dans une chronique publiée jeudi 10 septembre à Le parisien, qui “devrait être refondu ou abandonné”.

Les signataires, dont l’épidémiologiste Laurent Toubiana et le philosophe André Comte-Sponville – sur la même ligne depuis le début de la pandémie – attaquent la communication “anxieuse” des autorités sur le coronavirus, et demandent au gouvernement de “ne pas exploiter la science” .

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13h00: une image générale inquiétante

Depuis plusieurs jours, les indicateurs continuent de se dégrader, notamment dans certaines régions comme Provence-Alpes-Côte d’Azur. Sur l’ensemble de la France, le nombre de cas positifs et le taux de positivité au test augmentent également régulièrement.

Près de 10 000 (9 843) cas de Covid-19 ont été enregistrés en 24 heures, selon des données publiées jeudi soir. Un niveau record depuis le début de l’épidémie et le lancement de tests à grande échelle dans le pays. Cependant, une augmentation du nombre de personnes infectées entraînera “automatiquement” une augmentation des cas graves, avec quelques semaines de retard, a averti le ministre de la Santé Olivier Véran.

Dans une proportion encore très éloignée des mois de mars et avril, elle commence à se faire sentir dans le nombre de personnes transférées à l’hôpital, voire, pour les cas les plus graves, en réanimation. Jeudi, le nombre de patients admis dans les unités de soins intensifs a dépassé la barre des 600 pour la première fois depuis fin juin, même si nous restons loin des 7000 en avril, au plus fort de l’épidémie. Toute la question est de savoir dans quelle mesure le nombre d’hospitalisations augmentera.

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Brûlés par la première vague, de nombreux médecins craignent que les hôpitaux et les services d’urgence ne soient à nouveau balayés cet automne. Actuellement, le virus circule principalement parmi les jeunes, une population à faible risque, mais les personnes âgées et les personnes en mauvaise santé seront inexorablement touchées, préviennent-ils.

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