5 octobre 2020 à l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry où le parcours 100% biométrique est testé. – E. Frisullo / 20 minutes

  • Désormais, un système basé sur la reconnaissance faciale permet à certains passagers de Lyon Saint-Exupéry de franchir toutes les étapes du voyage sans avoir à présenter de billet ou de pièce d’identité.
  • Mona, cet itinéraire 100% biométrique a été testé en première mondiale à Lyon sur deux liaisons entre Lyon et le Portugal par da Vinci Airports, qui entend généraliser ce système à d’autres aéroports dans le monde.

Si l’aéroport avait été bondé, la démonstration aurait été plus percutante. Mais en cette période de crise sanitaire liée aux coronavirus, l’appareil Mona, le seul au monde, a été dévoilé ce lundi matin dans un terminal peu fréquenté. Il s’agit du premier voyage passager 100% biométrique désormais proposé dans un cadre expérimental à certains passagers de Lyon Saint-Exupéry.

«C’est la première fois dans un aéroport que, de l’enregistrement à domicile puis lors de chaque passage à l’embarquement, tout se passe via la reconnaissance faciale», s’enthousiasme Nicolas Notebaert, président de Gagner Aéroports.

Dans un premier temps, Mona est proposée via l’application aux passagers de l’aéroport de Lyon via la ligne Transavia Lyon / Porto, qui opère trois à quatre vols par semaine, et la correspondance LyonLisbonne, assuré une fois par jour par TAP Portugal.

Juste pour présenter son visage

Pour utiliser cet appareil, les voyageurs doivent uniquement télécharger l’application gratuite sur leur smartphone, puis récupérer leur billet et s’enregistrer à domicile. «L’idée est d’offrir un parcours fluide et rapide. Nous gagnons trente minutes grâce aux files d’attente dédiées aux utilisateurs Mona à l’aéroport et à la reconnaissance faciale », ajoute Valérie Vesque Jeancard, directrice adjointe France et Amériques des aéroports Vinci.

Une fois inscrit sur l’application, le voyageur n’a à aucun moment besoin d’extraire la carte d’embarquement ou sa pièce d’identité, déjà pris en compte lors de l’achat du ticket à distance. Dès son entrée à Saint-Exupéry, il lui suffit de suivre les consignes qui lui sont données au téléphone et de passer les différents points de contrôle de l’aéroport (en dehors du contrôle aux frontières) en montrant simplement son visage aux capteurs. installé devant les terminaux Mona. Un plus dans cette période de Covid, où le sans contact est sur le point de se répandre dans de nombreux secteurs.

Vers une généralisation?

Le gain de temps offert au voyageur en évitant les files d’attente, laisse alors libre cours à la possibilité d’utiliser les espaces détente, restauration ou shopping proposés avant l’embarquement. Des réductions sont notamment proposées via l’application afin de rendre le service plus attractif pour le public. Car Vinci Airports n’a évidemment pas l’intention de s’arrêter à l’expérience lyonnaise. «Nous sommes actuellement en pourparlers avec d’autres compagnies aériennes pour pouvoir étendre ce service en 2021 à Saint-Exupéry», souligne Tanguy Bertholus, président du conseil d’administration de Lyon Aéroport. «Nous avons bon espoir de convaincre les autorités portugaises et d’autres entreprises que cette expérience est généralisée», ajoute le président de Vinci Airports, qui exploite 45 aéroports dans douze pays et a investi «plusieurs centaines de milliers d’euros» pour développer ce voyage biométrique.

Ce “compagnon de voyage” basé sur La reconnaissance faciale il a été mis en œuvre en collaboration avec la Commission nationale de l’informatique et des libertés, grâce à l’utilisation des données personnelles des voyageurs. “Une fois l’avion décollé, les données sont détruites”, assure Nicolas Notebaert en réponse aux passagers qui hésitent à fournir, via une application, une grande partie de leurs informations personnelles.

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