AUGMENTATION DES VENTES D’ARMES AVANT LES ÉLECTIONS

Des zones rurales aux grandes métropoles, la frénésie des achats d’armes a saisi les Américains dans un climat politique hyper-tendu. Les ventes ont explosé depuis février. Les acheteurs ont des profils multiples, «de 18 à 80 ans», «de chauffeur de camion poubelle à commis», expliquent les propriétaires de l’armurerie à l’AFP.

Les statistiques de la police fédérale confirment cette course. Alors qu’il y avait 2,3 millions de demandes de vérification des antécédents criminels – obligatoires pour l’achat d’armes à feu en magasin – par mois en moyenne en 2019, elles sont passées à 3,9 millions en juin, un niveau record. .

Plusieurs Américains affirment avoir franchi le pas et acheté leur première arme en 2020. Certains étaient motivés par les émeutes antiracistes qui ont suivi la mort de George Floyd, un Noir de 40 ans tué par un flic blanc fin mai. Ces rencontres étaient parfois ponctuées de violences, entre manifestants et forces de l’ordre ou milices d’extrême droite. Certains étaient motivés par la pandémie, par la pauvreté croissante, par le risque de cambriolage.

Cause ou conséquence, il y a une augmentation de la criminalité à New York où les homicides ont augmenté de 40% au cours des neuf premiers mois de l’année et les fusillades de 91%.

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