«À travers l’histoire de la lumière, j’ai essayé d’illustrer ce qu’est la recherche de la vérité dans la science. Comment résister à cette invitation, surtout lorsqu’elle vient d’un lauréat du prix Nobel de physique qui a travaillé la lumière et son interaction avec la matière à un niveau fondamental. C’est donc dans un voyage historique, épistémologique et philosophique que Serge Haroche nous invite dans son dernier ouvrage, à tenter de saisir comment l’humanité a compris, pas à pas, par approximations, erreurs, mesures, de plus en plus précises, c’est le la lumière, cet attribut divin, à l’origine de notre perception du monde et de l’univers.

Serge Haroche, et il y avait de la lumière. C’est le programme éclairant qui est le nôtre pour l’heure à venir, bienvenue dans la méthode scientifique.

C’est un grand plaisir de le trouver Serge Haroche à ce micro, pour parler de lumière bien sûr, mais aussi de son rapport à la lumière, à la recherche, avec son parcours scientifique et intellectuel personnel, qu’elle raconte dans ce livre “La lumière révélée, de la télescope de Galileo à l “bizarrerie quantique” publiée par Odile Jacob.

«Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été attiré par les chiffres et passionné par la mesure des choses. Je me souviens très tôt de compter le nombre de carreaux de céramique sur le mur de la salle de bain et sur les pavés de la cour d’école »- Serge Haroche

Le rapport du jour

Entretien avec Thomas Ebbesen, physico-chimiste et directeur du laboratoire de nanostructures de l’Université de Strasbourg, médaille d’or CNRS 2019 et prix Kavli 2014 en nanosciences pour son travail en nano-optique directement inspiré d’un article publié par Serge Haroche à la fin des années 80. Par Antoine Beauchamp:

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Base documentaire

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Références musicales

Le titre du jour: “Qu’il y ait plus de lumière” par Pink Floyd

Le générique d’ouverture: “Music to watch space girls by” de Leonard Nimoy

Crédits: “Says” de Nils Frahm