Emmanuel Macron veut mettre fin à “l’incertitude” sur la crise sanitaire en apportant “de la clarté” et “un cap”, selon les propos du Président du Journal du Dimanche, dont le discours sur Covid-19 est prévu mardi soir.

Cependant, le chef de l’Etat n’a pas l’intention d’annoncer la fin de la prison, a-t-il déclaré au JDD: “Aujourd’hui, le niveau de circulation du virus dans le pays est le même qu’au moment de la couverture. Incendie. Il ne s’agit pas de déconfinement.”

Près de 300 patients atteints de Covid-19 sont décédés au cours des dernières 24 heures, mais le nombre de patients en soins intensifs continue de baisser pour le cinquième jour consécutif, selon les statistiques officielles publiées samedi.

“Rien n’est pire que l’incertitude et l’impression d’une tristesse sans fin”, assure Emmanuel Macron au JDD: “Nous avons besoin de cohérence, de clarté, d’un cap. Savoir ensemble où nous allons et comment nous partons”. «C’est difficile, car la pandémie est intrinsèquement imprévisible et mondiale», explique-t-il, «mais c’est la clé de la confiance, qui est elle-même la clé du succès».

Selon Emmanuel Macron, “il n’y a pas de fatalité. Les crises peuvent finalement être des accélérateurs de progrès. Il faut être au rendez-vous de l’histoire. Et la France a toutes les ressources pour le faire. Pour l’être”.

Desserrage en trois étapes

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal précise dans le même journal que la “réduction” de l’enfermement “se déroulera en trois phases au regard de l’évolution de la santé et des risques liés à certaines activités: d’abord vers le 1er décembre, puis avant les fêtes de fin d’année, puis à partir de janvier 2021 “.

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Cependant, “l’enfermement continuera et donc aussi la limitation des déplacements”, confirme Gabriel Attal. Un certificat de voyage sera toujours nécessaire au-delà du 1er décembre, avait déjà indiqué le Premier ministre Jean Castex.

Confirmer l’horizon une réouverture des magasins “vers le 1er décembre”, soulignant que «le président est conscient des efforts consentis et attribués à la valeur du travail», mais que «certains endroits, comme les bars et les restaurants, continueront d’être restreints».

Vaccins

Pour les vaccins, Gabriel Attal affirme que la France a trois contrats “signés, au moins trois autres très avancés et d’autres en discussion”, avec “une moyenne de 30 millions de doses par contrat”. La question de savoir si un vaccin est obligatoire ou non, qui divise la classe politique, “se posera lorsque nous connaîtrons les propriétés des vaccins”, a-t-il dit.

Le porte-parole a également jugé «intéressante», «à titre personnel», la possibilité de rendre obligatoire l’isolement des cas positifs et des cas de contact. “Beaucoup de nos voisins l’ont fait et j’ai le sentiment que les Français se sentent soumis à des contraintes qui pourraient être allégées si nous concentrions nos efforts sur les chaînes de contamination”, dit-il. Enfin, il critique les oppositions qui, «faute d’esprit constructif», «se sont retrouvées dans un challenge concile».