La France appelle à une plus grande réduction de l’inflation par les entreprises qui tirent de gros profits de la crise de l’énergie

Le nouveau porte-parole du gouvernement français Olivier Veran s’exprime lors d’une conférence de presse à l’issue de la première réunion du cabinet du nouveau gouvernement à l’Elysée à Paris, en France, le 4 juillet 2022. Christophe Petit Tesson / Pool via REUTERS

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PARIS, 21 juillet (Reuters) – Le gouvernement français a exhorté jeudi les entreprises dont les bénéfices ont augmenté pendant la crise de l’inflation à faire davantage pour aider les familles à faire face à la pression des législateurs en faveur d’une « supertaxe ».

Contrairement à d’autres pays comme la Grande-Bretagne et l’Italie, la France s’est jusqu’à présent abstenue d’imposer une telle taxe à des entreprises comme le groupe énergétique TotalEnergies et le géant du transport maritime CMA CGM, comptant plutôt sur elles pour aider volontairement les clients à faire face.

Alors que le gouvernement dépense des dizaines de milliards d’euros pour aider les familles, certains législateurs de son propre parti se sont également joints aux partis d’opposition pour exiger une super-taxe pour aider à payer la facture.

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Alors que TotalEnergies et CMA CGM ont déjà proposé des remises aux clients, le ministre des Finances Bruno Le Maire a déclaré que cela ne suffisait pas et a laissé ouverte la possibilité d’une nouvelle taxe dans le budget 2023 si elle n’allait pas plus loin.

« Doivent-ils faire plus ? Oui, bien sûr. Nous l’ajouterons au compte budgétaire 2023 », a déclaré Le Maire au Monde.

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Le porte-parole du gouvernement, Olivier Veran, a déclaré jeudi à la radio France Info qu’il espérait que des annonces à ce sujet pourraient arriver bientôt, peut-être d’ici la fin de cette semaine.

Une poignée de législateurs du parti au pouvoir Renaissance a proposé au parlement un amendement à un projet de loi de finances rectificative de 2022 qui créerait une nouvelle taxe sur les compagnies d’énergie et de transport maritime avec des revenus de plus d’un milliard d’euros.

« C’est un amendement pour rappeler aux grands groupes que si leurs efforts semblent insuffisants, alors nous pouvons toujours recourir à l’impôt sur les bénéfices », a déclaré à Reuters le député de la Renaissance, Stéphane Travert.

Les prix élevés de l’énergie poussent les bénéfices des sociétés énergétiques à des niveaux record, le bénéfice net de TotalEnergies devant atteindre près de 32 milliards d’euros, selon les prévisions moyennes d’une enquête Refinitiv sur les attentes des analystes.

Pendant ce temps, les taux élevés de transport de conteneurs ont dopé les bénéfices d’entreprises telles que CMA CGM, basée à Marseille, contrôlée par la famille Saade.

Le PDG Rodolphe Saadé a déclaré mercredi au Sénat français qu’une taxe supplémentaire rendrait l’entreprise moins compétitive par rapport à ses concurrents étrangers et que le ministère des Finances devrait d’abord vérifier que les remises déjà offertes sont répercutées sur les consommateurs.

(1 $ = 0,9812 euros)

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Reportage de Dominique Vidalon, Leigh Thomas et Elizabeth Pineau, écrit par Leigh Thomas Montage par Sudip Kar-Gupta et Toby Chopra

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