La France demande la suppression de l’application et du site Web Wish

Un certain nombre d’hommes politiques français et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la lutte contre les fraudes (DGCCRF) ont ordonné aux moteurs de recherche et aux boutiques d’applications de supprimer Wish, une plate-forme de commerce électronique américaine, citant comme raison déterminante les problèmes de sécurité du des produits.

Cette décision intervient après que plus de 100 produits vendus sur le site ont été surveillés et échantillonnés par la DGCCRF dans le cadre d’une enquête, qui a finalement découvert que Wish avait violé les droits des consommateurs en répertoriant et en vendant des produits non conformes à la réglementation européenne.

Selon un rapport d’Euractiv France, Wish n’apparaîtra bientôt plus sur la page de résultats Google et Bing, ou en tant qu’application dans l’App Store et le Play Store. Il peut toujours être recherché via une URL directe.

« Le déréférencement des offres de Wish des moteurs de recherche et de son application réduit considérablement le risque qu’un consommateur tombe sur des offres de produits dangereux sur ses sites », a déclaré le secrétaire d’État français au Numérique, Cédric O, dans un communiqué à publier. La déclaration a également été soutenue par les ministres français Bruno Le Maire et Alain Griset.

« Soit il respecte la réglementation en matière de protection des consommateurs, soit nous irons encore plus loin… »

Wish, une plate-forme qui a gagné en popularité en raison de sa sélection de produits souvent extrêmement abordable et étendue, répertorie principalement les articles de vendeurs basés en Chine, sans inventaire.

L’enquête de la DGCCRF a signalé des préoccupations particulières concernant les produits ménagers, avec 95 pour cent des jouets et des appareils électriques inspectés comme non conformes. 45 pour cent des jouets et 90 pour cent des appareils électroménagers étaient considérés comme dangereux. Les exemples comprenaient des ensembles de bijoux, un costume de sirène pour enfants et des lumières de Noël à LED.

En outre, l’étude a révélé que Wish n’avait pas rempli « de manière satisfaisante » ses obligations en tant que distributeur en ce qui concerne les retraits et les rappels de produits. Il a indiqué que, dans la plupart des cas, les marchandises signalées comme dangereuses étaient récupérées dans les 24 heures, mais qu’elles étaient toujours disponibles sur le site « sous un nom différent et parfois même auprès du même vendeur ».

Une communication avec Wish avait déjà été tentée en juillet, la DGCCRF exhortant la plateforme à se conformer à ses obligations dans un délai de deux mois. Son échec à le faire a vu le gouvernement français annuler la plate-forme pour « protéger les consommateurs et lutter efficacement contre la concurrence déloyale des opérateurs économiques qui violent les règles de sécurité des produits ».

« Soit il respecte la réglementation sur la protection des consommateurs, soit nous irons encore plus loin et passerons du déréférencement à l’interdiction du site sur le territoire français », a déclaré Le Maire dans une interview à franceinfo radio.

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