La France utilisera la vidéosurveillance pour surveiller l’utilisation des masques dans les transports publics – EURACTIV.fr

La France a autorisé l’utilisation de caméras de surveillance pour contrôler si les passagers des transports publics respectent l’obligation de porter des masques. EURACTIV rapporte la France.

Les opérateurs de transport public pourront désormais contrôler le nombre de passagers qui respectent la règle après une décret gouvernemental publié mercredi dernier (10 mars) a permis “l’utilisation de vidéos intelligentes pour mesurer le taux de port du masque pendant le transport”.

L’initiative est controversée. En mai dernier, l’entreprise Datakalab a proposé son système intelligent de détection de masques à l’administration des transports publics parisiens pour son utilisation dans ses caméras installées sur les trains.

Cependant, le chien de garde de la CNIL en matière de protection des données appelé la pratique, affirmant qu’il n’était régi par aucun cadre juridique et était donc illégal.

Cette “évolution incontrôlée présente le risque de généraliser un sentiment de surveillance chez les citoyens, de créer un phénomène d’addiction et de banalisation des technologies intrusives et de générer une plus grande surveillance, qui pourrait compromettre le bon fonctionnement de notre société démocratique”, a déclaré la CNIL à la temps.

La société a reculé le mois suivant face à une menace de cinq ans de prison et une amende de 300 000 €.

Cependant, la semaine dernière, Datakalab a de nouveau annoncé qu’il le ferait offrir leurs services au gouvernement.

Le ministre français des transports Jean-Baptiste Djebbari s’est montré gêné par le demi-tour et est même allé jusqu’à annuler son tweet annonçant l’arrivée de ces “caméras intelligentes” qui “permettent de compter des personnes sans identification individuelle”.

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Un décret illégal?

La Quadrature du Net, un groupe de défense des droits et libertés numériques, dans un communiqué de presse il a critiqué le décret comme une “offensive autoritaire” illégale et antidémocratique.

Le groupe affirme que le décret viole le code de sécurité interne français, qui limite les finalités possibles pour lesquelles les images peuvent être capturées, ainsi que l’article 5 du règlement général sur la protection des données (RGPD) de l’UE, qui traite du traitement des données personnelles.

La Quadrature du Net a également critiqué le gouvernement pour avoir abusé de ses prérogatives et contourné le Parlement pour adopter le décret.

En outre, le groupe a demandé au Sénat de réaffirmer l’interdiction de la reconnaissance faciale, après avoir rejeté un amendement au début du mois visant à généraliser cette pratique via des caméras de vidéosurveillance dans le cadre du projet de loi sur la sécurité mondiale.

[Edited by Josie Le Blond]

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