La réalisatrice de « Babysitter » parle d’un politiquement correct – The Hollywood Reporter

La comédie noire de la réalisatrice canadienne Monia Chokri Baby-sitter commence par un jeune homme faisant une farce misogyne à un journaliste de télévision en direct avant de mettre le sexisme systémique et les comportements socialement acceptables entre hommes et femmes sous les projecteurs cinématographiques.

Le film suit Cédric, un homme sexiste renvoyé de son travail après avoir embrassé ivre une journaliste à la télévision en direct, qui fait face à des comptes dans sa vie personnelle et professionnelle. Adapté de la pièce de théâtre du même nom de Catherine Léger, le film en français, qui se dirige vers la barre latérale Midnight de Sundance, préfigure le mouvement #MeToo tout en commentant le contrecoup prévisible.

« Certaines personnes disent que nous avons l’impression que nous ne pouvons rien faire maintenant, nous ne pouvons rien dire. Mais je dis qu’à un moment de l’histoire une femme ne pouvait pas marcher dans la rue sans être agressée, et maintenant c’est différent », raconte la réalisatrice. THR.

Dans Baby-sitter, Cédric, joué par Patrick Hivon, n’accepte pas au départ qu’harceler une journaliste télé soit mal, avant que son point de vue ne change radicalement. « Il est très naïf. Il dit « Je t’aime » et embrasse quelqu’un. Il ne le voit pas comme un acte d’agression, une agression contre quelqu’un, jusqu’à ce que les gens autour de lui disent que c’est le cas », explique Chokri. Cela inclut Nadine, sa petite amie peu impressionnée jouée par Chokri, qui n’est pas convaincue par l’apparent changement d’avis de Cédric, et Jean-Michel, son frère qui travaille avec Cédric sur un livre qui promet d’être une excuse pour sa misogynie.

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« J’aime la comédie parce que c’est une bonne façon de parler de sujets difficiles, car le rire aide les gens à s’ouvrir et à réfléchir », dit-elle de son film indépendant, réalisé à partir du scénario du dramaturge Léger.

La présence du personnage éponyme du film Amy, une mystérieuse jeune baby-sitter jouée par Nadia Tereszkiewicz, est utilisée pour commenter les rôles et les droits des femmes. Le dérèglement d’Amy voit Cédric et Jean-Michel faire face à leur sexisme latent. « Le fait que la baby-sitter vienne de nulle part, qu’elle soit une étrangère dans un pays imaginaire et qu’elle hypnotise les gens m’a donné plus d’opportunités », observe Chokri.

Actrice de théâtre chevronnée, Chokri peut être vue dans Xavier Dolan Les Amours Imaginaires et Laurence quand même, ainsi que celle de Robin Aubert Les Affames. Baby-sitter est son deuxième long métrage derrière la caméra en tant que réalisatrice. Son premier, L’amour d’un frère, a remporté le Coup de Coeur du jury Un Certain Regard au Festival de Cannes 2019.

Bien que Chokri ait réussi à tirer Baby-sitter juste avant que la pandémie n’interrompe la production cinématographique et télévisuelle au début de 2020, la réalisatrice québécoise ne pourra pas projeter son film dans une salle physique à Sundance car ce festival a été mis en ligne par la montée subite d’omicron.

« Évidemment, j’étais triste d’apprendre que nous ne pouvions pas nous rendre à Sundance, mais je suis d’accord pour montrer le film en ligne. Je ne suis pas le seul. Je ne peux rien y faire, si ce n’est prier pour que les gens aiment mon film même s’il ne sera pas au cinéma », raconte-t-elle. THR.

Voir un extrait exclusif de Baby-sitter au dessous de.

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