L’App Store d’Apple suscite la colère des développeurs et la contestation judiciaire

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San Francisco (AFP)

Alors que le patron d’Apple, Tim Cook, vante l’App Store de la marque comme un miracle économique, le producteur de Fortnite Epic Games affirme que les développeurs souffrent de sa tyrannie.

La boutique en ligne, le seul moyen pour les applications logicielles d’accéder aux iPhones ou à d’autres appareils mobiles Apple, fait l’objet d’un procès qui s’ouvre lundi devant un tribunal fédéral de la région de la baie de San Francisco.

– “Une application pour ça” –

Apple a ouvert son App Store en juillet 2008, un an après la sortie du premier iPhone.

Le magasin, rempli d’applications mobiles sur mesure pour les appareils alimentés par le logiciel mobile iOS, a été rapidement imité par les fabricants de smartphones concurrents.

Cela a déclenché toute une économie où les développeurs, petits ou grands, pouvaient gagner de l’argent avec «une application pour ça», des jeux ou des réseaux sociaux à la convocation de trajets en voiture ou à la commande de nourriture.

Les applications ne sont autorisées sur les appareils mobiles Apple que via l’App Store, ce qui les oblige à se conformer aux règles de confidentialité et de sécurité.

L’App Store, la seule passerelle vers plus d’un milliard d’iPhones utilisés dans le monde, s’est développé pour inclure plus de 1,8 million d’applications.

Des centaines de milliards de dollars de transactions ont lieu chaque année dans l’App Store dans ce que le patron d’Apple Cook a qualifié de «miracle économique».

– Bouchée de pomme –

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Apple prélève jusqu’à 30% de commission sur les transactions financières sur l’App Store, où la plupart des applications peuvent être téléchargées gratuitement.

En janvier, Apple a réduit sa commission à 15% pour les nouveaux arrivants et les développeurs gagnant moins d’un million de dollars par an.

Apple avait déjà réduit de moitié ses frais de 30% pour les abonnements payants après la première année.

Certains services comme le diffuseur de musique Spotify ont tenté de persuader les abonnés potentiels d’éviter d’utiliser l’App Store. Alors que des services populaires comme Netflix peuvent compter sur des personnes qui font des affaires sur leurs sites Web, les petits développeurs n’ont pas ce genre d’attraction.

Amazon était une rare exception, négociant une offre spéciale sur l’App Store pour les abonnements à son service de télévision en streaming Prime.

– Mouvement épique –

Epic Games a été lancé depuis l’App Store l’année dernière après avoir activé une mise à jour dans son jeu Fortnite qui contournait le système de paiement d’Apple qui perçoit des frais.

Epic a déposé une plainte devant le tribunal fédéral américain contre Apple, accusant le fabricant d’iPhone de comportement de monopole en raison de son contrôle strict de l’App Store et de la perception d’une «taxe».

Apple a rétorqué que les frais reflétaient les normes de l’industrie et équivalaient à une juste compensation pour la fourniture d’une boutique en ligne sécurisée dans le monde entier.

– Seigneur de la pomme –

Epic et d’autres fabricants d’applications accusent Apple d’appliquer tyranniquement les règles de l’App Store au profit de la société basée à Cupertino.

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Spotify a déclaré qu’Apple offrait son propre avantage dans le service de musique du magasin.

Vendredi, l’Union européenne a officiellement accusé Apple d’utiliser l’App Store pour évincer injustement ses rivaux en streaming de musique dans l’un des plus gros cas de concurrence jamais frappé par le fabricant d’iPhone.

L’acte d’accusation intervient alors qu’Apple fait face à la rébellion d’entreprises souhaitant se libérer des délais et des frais stricts de son magasin, tandis que les autorités des États-Unis, de Russie, de Grande-Bretagne et de Corée du Sud entourent également la plus grande entreprise du monde.

Facebook fait partie des critiques de l’App Store, affirmant que les nouvelles règles, qui bloquent le suivi de l’activité en ligne des utilisateurs pour cibler des publicités sans autorisation expresse, constituent un abus de son pouvoir.

Google gère une boutique d’applications mobiles Android et perçoit des commissions, mais permet également aux utilisateurs d’appareils d’obtenir des applications ailleurs.

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