Le film de Michelle Pfeiffer est froid comme de la glace sèche

Durée: 110 minutes. Classé R (références linguistiques et sexuelles). Dans certaines chambres.

Un jour, le réalisateur Azazel Jacobs et le scénariste Patrick deWitt se sont réveillés, ont mangé des omelettes et se sont mis au défi de faire le film le plus prétentieux de tous les temps.

Il n’y a aucune trace de cette conversation, mais c’est la seule explication que je puisse trouver à «French Exit», une comédie qui, du début à la fin, se veut froide et intimidante.

Aussi brillante que jamais, Michelle Pfeiffer incarne une mondaine new-yorkaise nommée Frances qui est à court d’argent et, apparemment, la volonté de vivre. Indignés, elle et son fils Malcolm (Lucas Hedges) montent à bord d’un paquebot transatlantique pour Paris avec ses dernières piles de billets.

“French Exit” est basé sur roman de deWittet très peu d’efforts ont été faits pour que ses créations littéraires ressemblent à de vrais humains.

“Avez-vous bu au bord d’une bonne raison?” demande-t-il à Malcolm, un Hedges mal servi, à la table du petit déjeuner. “Avez-vous été conduit à l’insomnie par le silence de votre muse?”

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Après que Malcolm ait parlé à Frances de la fille qu’il voyait, elle s’exclame: “Oh! Être jeune et amoureuse.” Le dialogue est aussi naturel que le WD-40 et est loin d’être fluide.

Le film s’améliore une fois que nous sommes en France. C’est logique. Le cinéma français – et, enfin, le français en général – ne manque pas de prétention ou de regard froid dans l’espace. Ces mots et les personnages qui les prononcent se sentent plus chez eux en Europe qu’à Manhattan. C’est peut-être le point de deWitt.

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Michelle Pfeiffer, à gauche, joue une mondaine qui quitte New York pour Paris après avoir manqué d'argent "Sortie française."
Michelle Pfeiffer (à gauche, avec Susan Coyne) joue une mondaine qui quitte New York pour Paris après avoir manqué d’argent sur “French Exit”.
AP

Mais à mesure que le film revient à la normale, l’étrangeté est portée à des niveaux impossibles. Malcolm a été occupé avec une médium (Danielle Macdonald) sur le bateau de croisière – Frances se réfère à elle comme “la f – witch ked” – et la recrute pour les aider à retrouver leur chat perdu à Paris. Le félin, au fait, est possédé par l’âme du défunt mari de Frances. Tracy Letts exprime cette âme lors d’une séance. Trop putain.

Être bizarre, c’est bien, mais toute cette extravagance ne vient pas confortablement dans un petit film fragile où les visages des acteurs bougent rarement. Il y a des lueurs de joie lorsque l’appartement parisien de Frances devient humoristique rempli d’amis et de connaissances (Valerie Mahaffey est aussi adorable qu’une veuve expatriée), mais les moments heureux sont écrasés par une expérience visuelle autrement fatigante.

De toute évidence, la raison numéro 1 de regarder “French Exit” est Pfeiffer. Le film s’inspire du caractère tendu de ses rôles précédents, de «Dangerous Liaisons» à «Hairspray», mais leur insuffle une rêverie tout en nous attirant un secret.

Encore – Zut! – le film peut en utiliser certains joie de vie.

Danielle Macdonald, Valerie Mahaffey et Imogen Poots dans une scène du film "Sortie française."
Danielle Macdonald, Valerie Mahaffey et Imogen Poots dans une scène de “French Exit”.
AP

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