Une photo du professeur décapité Samuel Paty lors d’un hommage à Conflans-Sainte-Honorine, le 20 octobre 2020. – Lewis Joly / AP / SIPA

Mercredi, le parent de l’étudiant Brahim Chnina et le sulfureux islamiste Abdelhakim Sefrioui ont été accusés de “complicité dans l’assassinat terroriste” dans l’enquête sur la mort du professeur Samuel Paty dans les Yvelines, a annoncé le parquet national de lutte contre le terrorisme.

Deux amis de l’attaquant, Naim B. (18) et Azim E. (19), ont également été inculpés du même chef d’accusation. Un troisième parent, Yussuf C., est poursuivi pour «association terroriste en vue de commettre des crimes contre des personnes». Tous ont été emprisonnés à l’exception de Brahim Chnina, qui a cependant été détenu dans l’attente d’un débat sur la question.

“Une cible sur les réseaux sociaux”

Les deux étudiants universitaires âgés de 14 et 15 ans, accusés d’avoir désigné le professeur de l’agresseur pour examen, ont également été mis en examen pour «complicité de meurtre en relation avec une entreprise terroriste», mais ont néanmoins été laissés sous contrôle gratuitement. judiciaire.

L’accusation antiterroriste avait nécessité la détention d’au moins un des étudiants universitaires, contre l’avis des juges d’instruction.

Samuel Paty, un enseignant de 47 ans à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) a été décapité vendredi par Abdoullakh Anzorov, un réfugié de 18 ans d’origine russe tchétchène, pour avoir présenté des caricatures de Mahomet lors de deux cours début octobre le liberté d’expression.

Brahim Chnina, 48 ans, et Abdelhakim Sefrioui, 61 ans, sont accusés d’avoir “désigné comme cible sur les réseaux sociaux le maître d’histoire-géographie “par une manœuvre et une réinterprétation des faits”, a souligné le procureur antiterroriste Jean-François Ricard lors d’une conférence de presse mercredi après-midi.

“Je n’ai aucune idée de ce qui se serait passé”

“Il y a des sponsors derrière cette attaque et qui sont certainement heureux de voir que l’enquête se concentre sur des complices périphériques, qui n’ont jamais voulu une telle horreur”, a réagi l’avocat d’Abdelhakim Sefrioui à l’AFP. “M. Sefrioui n’avait aucune idée de ce qui allait se passer, il n’y avait aucun contact entre eux, rien ne disait même qu’Anzorov avait vu sa vidéo”, a-t-il dit.

Selon l’avocat, “les personnes dangereuses qui ont formé Anzorov sont en sécurité et en formeront d’autres”. Dans un message envoyé aux réseaux sociaux après avoir publié la photo de sa victime, Anzorov a annoncé dans un russe hésitant qu’il avait “vengé le prophète”, accusant le professeur de “l’avoir montré offensivement”.

L’assassinat de Samuel Paty fait partie d’un “concours d’appel pour meurtre” lancé par la réédition des caricatures de Muhammad par Charlie Hebdo Début septembre, avant l’ouverture du procès pour les attentats de janvier 2015 à Paris, a indiqué le procureur antiterroriste.



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