Le Parti socialiste français ratifie l’accord de la coalition de gauche pour défier Macron aux législatives

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Le Conseil national du Parti socialiste français a ratifié vendredi matin un accord de coalition avec trois autres partis de gauche pour se présenter en front uni aux élections législatives de juin. Une large majorité (62 %) des membres du conseil d’administration a voté pour, mais seulement après des heures de débats parfois tendus.

Le débat sur la proposition a duré quatre heures, certains membres éminents du parti condamnant l’alliance avec l’extrême gauche La France Insoumise (France insoumise ou LFI), les Verts et le Parti communiste (PCF) pour les élections législatives du 12 et 19 juin.

Finalement, 167 membres ont voté pour et 101 contre, avec 24 abstentions.

« C’est un vote de clarification », a déclaré le chef du parti Olivier Faure, ajoutant qu’il montre que le Parti socialiste appartient « à la gauche » et non au côté du président Emmanuel Macron.

D’autres personnalités du parti, dont la maire de Lille Martine Aubry, ont également soutenu l’accord, malgré « des réserves sur l’Europe » – notamment une proposition de « désobéir » aux dispositions de certains traités de l’UE.

Dissensions de haut niveau

Les négociations avec France Insoumise et les autres membres de la coalition ont porté non seulement sur le programme mais aussi sur la manière de répartir les sièges parlementaires afin qu’un seul candidat de la coalition se présente pour chaque siège.

Selon une liste partagée avec l’AFP, l’accord attribue au Parti socialiste 70 des 577 sièges parlementaires français, tandis que les candidats des trois autres partis brigueront les sièges restants.

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Sur ces 70 sièges, au moins 20 sont considérés comme des « gagnants » pour les socialistes. Mais certains députés en poste seront contraints de renoncer à leur poste afin qu’un autre candidat de la coalition puisse briguer leur siège, ce que de nombreux socialistes considèrent comme injuste.

L’ancien président français François Hollande et son ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve ont été parmi ceux qui ont exprimé la plus forte opposition, Cazeneuve allant jusqu’à quitter le parti plutôt que de s’allier à Jean-Luc Mélenchon. antagoniste du parti.

La maire de Paris Anne Hidalgo, candidate socialiste aux élections présidentielles de cette année, a déclaré qu’elle ne voulait pas faire obstacle à un accord qui pourrait aider à lutter contre « la régression environnementale et sociale », tout en critiquant un programme qui, selon elle, « ne n’incluent pas les garanties nécessaires sur l’OTAN, sur l’Europe ou sur la défense de la laïcité ».

(FRANCE 24 avec AFP)

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