Le Premier ministre français rencontre les leaders anti-indépendantistes de Nouvelle-Calédonie à Paris

Premier ministre français Elisabeth Borne
Photo: AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT

Le Premier ministre français Elisabeth Borne a déclaré que sa rencontre à Paris avec les dirigeants anti-indépendantistes de la Nouvelle-Calédonie marquait le début des discussions sur le futur statut de la Nouvelle-Calédonie.

La réunion a été convoquée parce que le processus de décolonisation dans le cadre de l’accord de Nouméa de 1998 s’est terminé par le rejet de la pleine souveraineté lors du troisième référendum sur l’indépendance de la France en décembre dernier.

Tous les partis clés ont été invités à tracer la prochaine étape, mais le FLNKS pro-indépendance est resté à l’écart du rassemblement, étiqueté la Convention des partenaires.

En septembre, le ministre des Affaires étrangères Jean-François Carenco a déclaré que le FLNKS serait aux pourparlers de Paris.

Le jeune ministre français des Affaires étrangères Jean-François Carenco s'exprime lors d'une séance d'interrogatoire du gouvernement à l'Assemblée nationale à Paris le 12 juillet 2022. - Le Premier ministre français a survécu à son premier vote de défiance le 11 juillet 2022 au Parlement, qui a été parrainé par le loin -opposition de gauche.  (Photo de BERTRAND GUAY / AFP)

Jean-François Carenco
Photo: BERTRAND-GUAY

Dans des commentaires après la réunion, Borne s’est dite satisfaite de l’esprit de responsabilité et de consensus des échanges, les décrivant comme « fidèles à la tradition des accords de 1988 et 1998 ».

Il a déclaré qu’au début d’une période de transition, les délégués ont noté la nécessité de fonder leurs réflexions sur les leçons de l’expérience.

Borne s’est dit d’accord pour lancer un audit de décolonisation pour évaluer le soutien apporté à la Nouvelle-Calédonie par l’Etat français depuis 1988 au regard du droit international.

Il a déclaré qu’il était convenu d’élargir le champ des discussions au-delà des questions institutionnelles, tout en abordant des questions vitales pour l’avenir des Calédoniens.

Il s’agit notamment de l’égalité des chances et de la cohésion sociale, du développement économique et de l’emploi, de la souveraineté énergétique et de la transition écologique, ainsi que des valeurs communes et de la réconciliation.

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Borne a indiqué que les groupes de travail seront organisés à Nouméa par le Haut Commissaire en novembre.

Les travaux devraient se terminer mi-2023, leur ajout ne réussissant que si toutes les forces politiques y contribuent.

L’année dernière, Paris avait annoncé son intention d’un nouveau référendum en juin sur un nouveau statut, mais le projet avait été reporté en raison du refus des partis séparatistes de s’engager dans le processus esquissé par la France.

Pour faire avancer les négociations, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin se rendra en Nouvelle-Calédonie en novembre avec le ministre des Affaires étrangères Jean-François Carenco, qui était en septembre le Premier ministre français à se rendre à Nouméa depuis la formation du gouvernement Borne en juin.

L’un des membres néo-calédoniens de l’Assemblée nationale française, Nicolas Metzdorf, a déclaré qu’il avait fait de son mieux en l’absence de politiciens indépendantistes.

Il a dit qu’avec un calendrier et une méthode de travail, il espérait qu’ils reviendraient à la table de discussion.

Metzdorf a déclaré que s’ils voulaient ajouter leurs propres groupes de travail, ils avaient toutes les possibilités de le faire.

Aucun des partis qui composent le FLNKS n’a participé aux pourparlers en France parce qu’ils refusent en partie de reconnaître le vote comme l’issue légitime du processus de décolonisation.

Le FLNKS a signalé que ses discussions avec Paris devront se concentrer sur les moyens d’achever la décolonisation du territoire.

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