Le Royaume-Uni et la France concluent un accord pour faire face aux traversées de la Manche par les migrants avec des patrouilles accrues sur la plage

La Grande-Bretagne et la France ont conclu un accord pour renforcer les efforts visant à empêcher les migrants de traverser la Manche, alors que les trafiquants d’êtres humains devraient atteindre un nombre record de débarquements cette année.

Le gouvernement a promis aux autorités françaises 62,7 millions d’euros supplémentaires (environ 54,2 millions de livres) qui verront le nombre de patrouilleurs français doubler le long de la côte nord du pays.

Le ministre de l’Intérieur Priti Patel et le ministre français de l’Intérieur Gérald Darmanin ont signé un accord renouvelé au moment même où les municipalités discutaient des plans du gouvernement en matière d’immigration.

Elle intervient après une augmentation du nombre de traversées, les passeurs profitant de la canicule actuelle. Un total de 430 migrants ont été transportés en une seule journée lundi.

Cela a porté le nombre total de traversées de la Manche en petits bateaux à 8 187 pour l’année jusqu’à présent, et met 2121 sur la bonne voie pour battre le record de l’an dernier de 8 420.

Les responsables affirment que l’accord entre le Royaume-Uni et la France verra l’utilisation d’une technologie plus “de pointe” pour cibler les trafiquants d’êtres humains, tandis que les deux pays approfondiront le partage de renseignements pour empêcher de nouveaux passages.

Mme Patel a déclaré : « Le peuple britannique en a tout simplement assez de la migration illégale et de l’exploitation des migrants par des gangs criminels.

« L’immigration illégale est dirigée par de graves criminels organisés et des trafiquants d’êtres humains. Le public est à juste titre en colère contre l’arrivée de petits bateaux sur nos côtes, facilitée par d’horribles bandes criminelles qui profitent de la misère humaine et mettent des vies en danger”.

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Le ministère de l’Intérieur a déclaré que la coopération avec la France avait permis aux deux pays d’empêcher plus de 7 500 personnes de quitter les plages françaises jusqu’à présent cette année et que 250 arrestations avaient été effectuées, menant à des poursuites.

Le financement supplémentaire et la coopération accrue reflètent un changement de tactique, selon le ministère de l’Intérieur, qui a vu les gangs criminels augmenter le long de la côte française, obligeant les migrants à faire des voyages plus longs et plus risqués.

Les députés ont tenu mardi un débat sur la deuxième lecture de la loi sur la nationalité et les frontières. Le gouvernement soutient que la législation « accueillera les gens par des voies légales et sûres », tout en réprimant l’entrée illégale et le « crime qui y est associé ».

Mais le député libéral-démocrate Tim Farron a averti que le projet de loi créerait une “charte” pour l’esclavage moderne et la traite des êtres humains. Il a déclaré aux municipalités que le système “à deux vitesses” “conduira simplement à ce que les réfugiés viennent ici, ne demandant pas l’asile mais se glissant dans l’économie informelle”.

Le député conservateur Damian Collins, représentant Folkestone et Hythe sur la côte du Kent, s’est prononcé en faveur du projet de loi, affirmant que les traversées de migrants sont devenues une “fait de la vie” pour les résidents.

“Nous devons être clairs sur le fait que les traversées illégales de la Manche sont dangereuses et coûtent des vies”, a-t-il déclaré. “Nous devons préciser que l’entrée illégale au Royaume-Uni n’est pas un raccourci pour résider dans ce pays.”

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La loi sur la nationalité et les frontières énonce des plans pour permettre au gouvernement d’expulser toute personne soupçonnée d’avoir voyagé au Royaume-Uni de manière officieuse en l’envoyant dans des “pays sûrs” ou des centres de traitement offshore. La Grande-Bretagne devrait négocier des accords de rédaction avec d’autres nations.

Border Force aurait le pouvoir d’intervenir en mer pour retirer les bateaux de migrants du Royaume-Uni, mais aurait besoin de l’accord d’autres États, comme la France.

Arriver sciemment au Royaume-Uni sans permis deviendrait une nouvelle infraction pénale, et le projet de loi introduirait également des peines maximales plus longues pour ceux qui entrent en Grande-Bretagne sans raison légale.

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