Elisabeth avait prétendu être victime de trois hommes et avait montré son œil au beurre noir. – Capture d’écran de Dailymotion

  • L’enquête ouverte à la suite de la plainte déposée par un étudiant strasbourgeois qui se prétendait victime d’agression sexiste est au point mort.
  • Les enquêteurs sont de plus en plus prudents quant à la version de la victime. Ses témoignages sont évasifs et CCTV n’a rien révélé.

La relation avait fait sensation Strasbourg. 22 septembre
un jeune étudiant s’est plaint d’une agression violente. L’œil droit enflé, elle a témoigné devant plusieurs médias et expliqué qu’elle avait été victime de trois hommes qui l’auraient battue sous prétexte qu’elle portait une jupe.

Plus de deux semaines plus tard, l’enquête sur cette affaire est “bloquée” en raison des déclarations évasives de la jeune femme et des images de vidéosurveillance ne montrant aucune agression, a-t-on appris mercredi d’une source proche du dossier. L’enquête, classée “prioritaire”, est toujours “en cours”, sans progrès significatif.

Déclarations évasives

Membre du groupe Facebook Stras Défense, un collectif qui se présente comme apolitique et se bat harcèlement de rue, l’étudiante a été entendue «deux fois» par les enquêteurs mais ses déclarations étaient évasives. De plus, l’exploitation des images de vidéosurveillance du secteur au moment où l’attaque est supposée avoir eu lieu ne donne «rien», selon cette source confirmant les informations de BFMTV.

Selon la chaîne, les enquêteurs ont examiné plus de 40 heures de vidéo capturée par 26 caméras de surveillance, ne trouvant aucune trace de l’agression. Le journal régional Les dernières actualités d’Alsace il affirme que ni l’étudiant ni ses agresseurs présumés tels qu’il les a décrits n’apparaissent sur les bandes.

Autre zone grise, selon le journal régional: le téléphone portable de la jeune femme aurait été bloqué près de chez elle au moment de l’attaque, indiquant que l’appareil se trouvait chez elle. Cependant, elle a dit aux enquêteurs qu’elle le consultait lorsqu’elle a été agressée.

Aucun témoin présumé ne s’est manifesté

Le jour des événements allégués, l’étudiant a expliqué qu’une quinzaine de témoins avaient été témoins de la scène mais que personne ne l’avait aidée ou demandée de l’aide. “Un appel aux témoins a été lancé mais personne n’a répondu”, note la source proche du dossier, qui la trouve “surprenante”.

L’affaire avait provoqué un tollé. Le lendemain, le ministre délégué chargé de la citoyenneté, Marlène Schiappa,
il était venu à Strasbourg pour annoncer diverses mesures.

Unis par 20 minutes, l’étudiant n’a pas répondu à nos demandes.

READ  la mission d'évaluation commandée par Macron indique des "vices manifestes"