Les antécédents médicaux sont-ils protégés par la loi sur la discrimination ? – Santé et sécurité

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La Belgique a élargi sa loi anti-discrimination pour couvrir « l’état de santé » des individus, ce qui signifie que leurs antécédents médicaux sont désormais couverts.

La Belgique interdit la discrimination fondée sur « l’état de santé actuel ou futur » d’un individu depuis 2007. Le 7 juillet 2022, un projet de loi a été adopté qui l’étend. La notion d' »état de santé actuel ou futur » est remplacée par celle d' »état de santé », en ce sens que le passé l’état de santé est désormais également protégé par la loi anti-discrimination.

Avant cet amendement, la loi anti-discrimination de 2007 interdisait la discrimination sur la base de « l’état de santé actuel ou futur » uniquement. Cela impliquait que des personnes pouvaient, en principe, faire l’objet d’une discrimination sur la base d’une maladie passée dont elles étaient maintenant guéries ou en rémission. Par exemple, une personne qui a eu un cancer dans le passé et qui s’est vu refuser un emploi parce que l’employeur craignait qu’elle ne rechute n’est pas protégée.

Le projet de loi change cela. Un employeur qui discrimine sur la base des antécédents médicaux d’un employé peut désormais être condamné à payer des dommages-intérêts équivalant à six mois de salaire. Un salarié ou un candidat qui s’estime discriminé, par exemple lors de sa candidature à un emploi ou en raison de son licenciement, n’a qu’à prouver une présomption de discrimination. La jurisprudence tient compte de la chronologie des faits. Il appartiendra alors à l’employeur de prouver que la décision de licencier ou de ne pas embaucher a été prise pour des motifs non discriminatoires.

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Cependant, ce changement n’est pas entièrement nouveau. Les deux CCT nationales No. 38 au sujet du recrutement et de la sélection des employés et TUB national no. 95 sur l’égalité de traitement dans toutes les phases de la relation de travail appliquent déjà le critère protégé de «l’anamnèse». Cependant, contrairement à la loi anti-discrimination, ces conventions collectives ne prévoient pas d’indemnisation pour la victime de discrimination.

Concrètement, dans la loi anti-discrimination, les mots « état de santé actuel ou futur » seront remplacés par l’expression « état de santé », afin de couvrir également un état de santé passé. Cela mettra également fin à l’ambiguïté qui existait à ce sujet et aux différentes interprétations de la jurisprudence et de la doctrine juridique.

Il convient de noter qu’une distinction fondée sur l’état de santé d’un individu n’est pas interdite en toutes circonstances. Tant que l’employeur peut justifier l’inégalité de traitement sur la base d’un objectif légitime et démontrer que les moyens pour y parvenir sont nécessaires, il n’y a pas de discrimination.

Point d’action

Grâce à un amendement à la loi anti-discrimination, il est désormais interdit de discriminer non seulement sur la base de l’état de santé actuel ou futur d’un employé ou d’un candidat, mais également sur la base de ses antécédents médicaux. Un employeur qui ne peut justifier une discrimination pour des raisons de santé s’expose à devoir verser six mois d’indemnisation à la victime de la discrimination.

Le contenu de cet article est destiné à fournir des indications générales sur le sujet. Il convient de demander l’avis d’un spécialiste sur les circonstances particulières.

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