Les cookies sont en vue. Le gendarme français des données personnelles, la CNIL, a publié jeudi 1est octobre sa “recommandation” sur le consentement à la publicité ciblée et à l’utilisation de traceurs : les sites Internet ont six mois pour s’adapter avant les premières sanctions. «Cela aura un impact visible sur le quotidien numérique des Français. (…) On attend une évolution des interfaces “ pour obtenir le consentement, a déclaré Gwendal Le Grand, secrétaire général adjoint de l’autorité.

La nouvelle recommandation CNIL n’est pas contraignante, mais elle présente une manière adéquate de mettre en œuvre ses directives sur les cookies et autres traceurs. Adoptées en 2019 pour se conformer au règlement général sur la protection des données (RGPD), ces règles déterminent comment un éditeur de site peut obtenir un consentement valide de “Bannière cookie”, qui sont devenus omniprésents sur le Web mais souvent formulés de manière à encourager les internautes à accepter le ciblage publicitaire.

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De manière générale, le ciblage d’un internaute implique le dépôt sur son navigateur d’un certain nombre de traceurs, notamment des cookies publicitaires, des cookies numériques qui permettent l’identification de ses centres d’intérêt.

En plus d’informer sur la finalité de l’utilisation des traceurs, l’éditeur d’un site doit désormais leur permettre de refuser le dépôt aussi facilement qu’il propose de l’accepter. Plus précisément, la CNIL recommande l’utilisation d’un bouton “Tout rejeter” avec le même graphisme que “Accepter tout”.

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Augmenter la transparence

La simple poursuite de la navigation ne sera plus considérée comme un consentement mais comme un refus des traceurs. Enfin, ces déchets doivent être conservés pendant une certaine période (la recommandation suggère six mois).

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«La CNIL ne remet pas en cause le fait que certains sites peuvent être payés par la publicité sur Internet. (…) L’objectif est avant tout d’accroître la transparence (sur l’utilisation des données personnelles) et la liberté de choix des internautes “, a expliqué M. Le Grand. “Les mêmes règles s’appliquent aux géants de l’internet dès qu’ils utilisent des traceurs”, Il ajouta.

Initialement prévue début avril, cette publication a été reportée en raison de la crise sanitaire et dans l’attente d’une décision du Conseil d’État, qui a conduit à un “Ajustement” du “Des lignes directrices” sur la pratique dite de «cookies wall», qui consiste à soumettre l’accès à un site Internet à l’acceptation de traceurs.

Le contrôleur appréciera maintenant le “Légitimité” de ces systèmes ” cas par cas “ (en tenant compte, par exemple, de l’existence d’alternatives), et les sites doivent “Indiquez clairement les conséquences” refus de consentement.

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Le monde avec l’AFP