Ils ont envahi le toit de la Direction de la Propreté et de l’eau (DPE) de la Ville de Paris en fin de matinée, jetant de là-haut, sur l’avenue de France, une pluie de tracts municipaux dédiés à la gestion des déchets: éboueurs et Les égouts parisiens se sont mis en grève mardi 17 novembre “Renouvelable et indéfini” à l’appel du syndicat CGT-FTDNEEA (Traitement des déchets, nettoyage, eau, égouts, assainissement), après mise en demeure le 5 novembre.

Ce mouvement affecte, selon la municipalité, “Environ 50% garbage collection”. La collecte des déchets est publique dans dix des vingt arrondissements de la capitale.

Des dizaines d’autres grévistes, restés en bas, ont brûlé des poubelles en fin de matinée, provoquant une épaisse fumée noire. Au cœur de leurs doléances, la loi sur la transformation de la fonction publique. “Nous perdrons huit jours de vacances et onze RTT, notre droit de grève sera soumis à la déclaration préalable de la RATP et le système d’attribution des bonus nous paraît beaucoup plus arbitraire”, dénoncé les éboueurs al Monde, en rappelant également que le point d’indice utilisé pour calculer leur rémunération est «Congelé, congelé, même congelé! “.

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Ces derniers sont également attristés par les quelques changements de conditions de travail mis en œuvre pour cette deuxième hospitalisation, et surtout par la disparition de la prime de 35 euros par jour à laquelle ils avaient droit. «Ce confinement n’a rien à voir avec cela. Les héros sont loin, maintenant on ne vaut rien “, confie un éboueur.

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Les grévistes occupent le toit de la Direction de l'Assainissement et de l'Eau de la Ville de Paris, tandis que d'autres, en contrebas, brûlent des poubelles, avenue de France, le 17 novembre 2020.

Dans sa longue liste de demandes détaillées lors d’un discours, Régis Vieceli, secrétaire général de la CGT-FTDNEEA, a également demandé le «Remunicipalisation des missions confiées à des entreprises privées». Lui et d’autres grévistes occupaient toujours le toit du DPE mardi à 21h30 et ont annoncé à Monde leur intention d’y passer la nuit.

La sécurité des agents est en jeu

“20% des nettoyeurs et des égouts sont désormais en grève”, a annoncé Colombe Brossel, l’adjointe au maire chargée du nettoyage des espaces publics. Services de collecte des déchets “Nous avons réussi à garantir 50% des sorties dans les quartiers” il a assuré. Dans les communes où la collecte n’a pas été effectuée, la commune demandera “Des équipes pour se rattraper de la meilleure façon possible (…) ce qui reste “.

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Benjamin Raigneau, chef de la direction de l’assainissement et de l’eau de la ville, a assuré “Augmenter l’espace de dialogue” avec les syndicats, en particulier pour “Eléments de prévention dans le contexte de la crise Covid-19 ou éléments plus structurels dans le service public de nettoyage”.

M. Raigneau a rappelé que les discussions ne pouvaient avoir lieu “Dans un contexte où la sécurité de nos agents n’est pas garantie”, déplorant l’introduction de manifestants avec “Éléments inflammables” sur le toit d’un bâtiment municipal.

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