, publié le mardi 03 novembre 2020 à 19h09

Les salons de beauté et parfumeries, fermés parce qu’ils sont considérés comme des activités non essentielles, demandent au gouvernement de pouvoir rouvrir d’ici deux semaines, date à laquelle le gouvernement devra réévaluer la situation.

Un isolement qui a certainement son lot de critiques. Les professionnels de l’esthétique et de la cosmétique se joignent aux demandes des petites entreprises et exigent que le gouvernement puisse rouvrir dans les deux semaines.

En fait, les instituts et les parfumeries sont fermés parce qu’ils sont considérés comme «non essentiels». Ils dénoncent les dommages économiques et sociaux à une industrie de la beauté “qui n’a plus de débouchés”.

Ce mardi 3 novembre, des membres du cabinet de la ministre du Travail Elisabeth Borne ont reçu des représentants de la Confédération nationale de la parfumerie esthétique (CNEP), qui regroupe plusieurs syndicats – professionnels de la beauté et du bien-être, artisanat des ongles, des cils et du maquillage, bronzage en salle – plus de 65 000 salariés.

“Nous avons demandé à travailler sur la réouverture le 13 novembre”, date fixée par le président Emmanuel Macron pour “réévaluer” la situation des entreprises fermées depuis le début de la reconfirmation, a déclaré à l’AFP Régine Ferrere, présidente de l’organisation. Cnep. Une demande qui intervient alors que le gouvernement a publié mardi un décret (qui spécifie lui-même un décret précédent) sur les produits pouvant être vendus dans les supermarchés. En particulier, il y a donc «articles de toilette, hygiène, entretien et garde d’enfants».

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62000 instituts et 2500 parfumeries en France

Un autre représentant du secteur, la Cnaib (Confédération nationale des artisans instituts de beauté et spas), a précisé qu’il rencontrera “dans les prochains jours” le ministre des PME Alain Griset, également pour demander l’autorisation de réouverture.

L’Hexagone compte 62 000 instituts de beauté et de bien-être, spas ou lieux dédiés au bronzage en intérieur, ainsi que 2 500 parfumeries.

«On parle beaucoup de coiffeurs, mais oublions les salons de beauté et les parfumeries! Nous n’avons eu aucune contamination, ni clusters, et après la naissance nous avons établi un standard Afnor spécifique dans les instituts, ce sont des salles presque propres, tant les normes sanitaires sont strictes», dit Régine Ferrere. Il dénonce également le fait que “Emmanuel Macron souhaite que les usines restent ouvertes, mais où seront vendus les produits manufacturés? Il n’y a plus de débouchés”.

Diminution du chiffre d’affaires

Pour Edouard Falguières, directeur du développement international des instituts Guinot et Marie Cohr, «c’est une injustice totale que nous soyons fermés, novembre est un mois fort et ce n’est pas en vendant des produits de beauté en ligne que nous compenserons», a-t-il répondu à l’AFO.

“Nos membres ont perdu 100% de leur chiffre d’affaires pendant la durée de la première naissance. Et selon une enquête réalisée en septembre, nos instituts ont enregistré une baisse de chiffre d’affaires de 20-25% par rapport aux années précédentes”, de son côté il a détaillé Monique Amoros, co-présidente du Cnaib.

Lundi soir, l’ensemble du secteur de la beauté – fabricants de cosmétiques, coiffeurs, professionnels de la beauté – a appelé à la réouverture «au plus vite» des magasins et instituts. Ces commerces de proximité sont «essentiels au lien social et au bien-être des Français», jugent la Fédération des Entreprises de Beauté (Febea), la Fédération de la Parfumerie Sélective, le Syndicat des Fournisseurs de Coiffeurs ou encore le Syndicat des Produits de Beauté. Ils soulignent que ces points de vente “réalisent au moins un tiers de leur chiffre d’affaires avant Noël”.

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