Ce masque permet aux sourds et malentendants de lire sur les lèvres du porteur. – Masque inclus

De plus en plus populaire. Didacticiel Youtube L’entraîneur de football américain Nic Saban ou le ministre français chargé des personnes handicapées lui est dédié, l’affichant sur le bord du terrain ou à l’Assemblée nationale… On parle du masque transparent. Quoi, tout en protégeant de
coronavirus, permet une meilleure communication, en particulier pour
les sourds et sourds qui lisent sur les lèvres.

Le problème: les prix encore élevés entravent leur «démocratisation».

Les gouvernements saisissent le sujet

Pour éviter de recourir à un système D aléatoire, les gouvernements s’attaquent au problème en délivrant des approbations ou en passant des commandes.

Le Québec a commandé 100 000 masques pour distribution dans le réseau de la santé, selon les médias locaux. L’Association des personnes ayant une déficience auditive (APDA) a commandé 100 000 masques lavables aux fenêtres transparentes à l’entreprise québécoise Madolaine. «Les ventes se font très vite», assure la directrice de l’association, Marie-Hélène Tremblay.

En France, Anissa Mekrabech, sourde, a eu l’idée de créer un prototype de masque transparent. Il a cofondé ASA Initia, basée à Toulouse, et s’est associé à l’Association des Paralysés de France pour développer et commercialiser le «masque inclusif». Le premier homologué en France, avec 20 000 commandes à ce jour, a été rejoint par un second modèle, le «masque souriant» d’Odiora, une société lyonnaise (centre-est). Deux autres devraient être approuvés sous peu, selon le gouvernement français.

Du côté des associations, Stéphane Lenoir, coordinateur du Collectif Handicap en France, salue “un pas en avant” mais “pose la question de la généralisation et du coût” de ces masques. Il en coûte 10,90 à 15 euros l’unité en France, l’équivalent de 9,27 euros au Québec et 56,50 euros pour un ensemble de 24 masques ClearMask américains.

“Servir pour le bien commun”

Matthieu Annereau, président en France de l’Association nationale pour la prise en compte du handicap dans les politiques publiques et privées (APHPP), soutient “les dispositifs d’aide publique et les ordres d’équiper les agents de l’Etat”.

Dans un entretien à l’AFP, la secrétaire d’État française aux personnes handicapées, Sophie Cluzel indique que le gouvernement évalue la possibilité de passer des commandes publiques pour équiper ses agents: «Il faut pouvoir augmenter la production, la promouvoir pour intéresser le plus de monde possible, développer des commandes permettant de faire baisser les prix de production. L’enjeu est d’élargir la diffusion de ce masque (…). Comme souvent, les choses développées pour un type de handicap seront utilisées pour le bien commun “.



271

Actions

READ  Paris: confirme sa baisse après les indices PMI