L’éthique au cœur de la stratégie numérique de santé de la France

Avec une pléthore d’acteurs de la santé et une liste croissante d’outils numériques, il peut être difficile de trouver un point de départ pour une stratégie nationale de santé numérique. La France a décidé de placer l’éthique au cœur de sa démarche de création de services numériques de santé.

« En France, nous avons une approche centrée sur le patient… Nous voulons que les patients soient des membres à part entière de leur équipe soignante. Nous voulons donc que le patient soit informé, nous voulons que le patient soit impliqué dans le processus numérique, nous voulons que le patient d’avoir le contrôle de leurs données et nous voulons qu’ils soient vraiment impliqués », a déclaré le Dr Brigitte Séroussi, directrice de projet en charge de l’éthique de la santé numérique à la délégation eSanté du ministère de la Santé lors d’une table ronde sur HIMSS22.

« Il y a des inquiétudes concernant les homologues de la santé numérique. Les patients sont très conscients qu’il doit y avoir une relation en face à face lorsqu’ils le demandent. Ils veulent avoir une réelle transparence du traitement des données. Qui a accès à leurs données, quand et Pourquoi ? Ils veulent des solutions d’intelligence artificielle garanties sans parti pris. Ils veulent aussi que la santé numérique soit consciente de l’impact environnemental ».

L’équipe a pris en compte les quatre principes de la médecine : la charité, l’autonomie, la non-malfaisance, la justice et le serment d’Hippocrate. Ils les ont ensuite combinés avec des établissements de santé numériques.

« Il faut croiser les dimensions éthiques liées aux dimensions avec l’éthique numérique. Quand on a un outil numérique on veut un outil simple d’utilisation, accessible à l’usage, qui soit au service de l’usager et non l’inverse. … Quand vous traversez ces deux dimensions vous … vous avez la transparence de l’information, puis vous avez la transparence de l’information en toute confiance, et puis nous avons les adoptions ».

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Mais le gouvernement ne s’est pas contenté d’examiner les mesures traditionnelles de l’éthique de la santé. Il a également exploré l’impact environnemental du numérique.

« Le numérique n’est pas matériel, mais il a un impact environnemental et cela doit être pris en considération lors de la mise en place de la santé numérique. On sait que l’économie numérique représente 3,5% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde et en France. On sait que le secteur de la santé est 8 % des émissions de gaz à effet de serre », a-t-il dit.

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« Ce qui est en jeu, c’est de fournir les bons services au citoyen de l’UE », a déclaré Isabelle Zablit-Schmitz, eHealth Europe et directrice internationale du ministère français de la Santé lors du panel.

Séroussi a déclaré qu’en fin de compte, il est crucial que les patients dirigent l’effort et que les patients ont besoin de l’assurance d’un système éthique.

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