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Pour les nouvelles autorités maliennes, nées il y a à peine deux mois d’un léger coup d’État, il s’agit d’un succès d’affichage sans précédent. Sophie Pétronin, le dernier otage français au monde, Soumaïla Cissé, l’une des principales figures politiques du pays, ainsi que deux Italiens, Nicola Chiacchio et le père Pier Luigi Maccalli, ont été libérés le jeudi 8 octobre. Les quatre otages étaient détenus par Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), la principale alliance djihadiste du Sahel liée à al-Qaïda.

L’annonce de ces sorties est intervenue jeudi soir depuis Bamako, puis elle a été rapidement confirmée par l’Elysée qui a déclaré avoir “Appris avec un immense soulagement” la libération de ce travailleur humanitaire [Sophie Pétronin] et en “Remerciements particuliers aux autorités maliennes”.

Depuis dimanche et la révélation que des dizaines de prisonniers djihadistes – 206 selon GSIM de la chaîne Tadayit sur le réseau Telegram – venaient d’être libérés, pour être transportés entre Tessalit au nord du Mali et Niono au centre, le son d’une réapparition imminente de Sophie Pétronin, kidnappée à Gao le 24 décembre 2016, et Soumaïla Cissé, kidnappée le 25 mars 2020 dans la région de Niafunké alors qu’elle faisait campagne pour les législatives, ne fait qu’amplifier.

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Tandis que les autres prisonniers retrouvaient leur liberté, les deux familles attendaient avec anxiété et prudence un moment qui ne cessait d’être désiré. Après les deux enlèvements respectifs, chacun était convaincu, à tort ou à raison, qu’il devait lutter contre une raison d’État qui prolongerait la détention de son proche. Avant l’arrivée de la remise de la réunion, Sébastien Chadaud-Pétronin, qui a décollé mardi pour un nouveau voyage à Bamako, a accusé à plusieurs reprises les autorités françaises de “Sacrifice” sa mère, une dame qui a maintenant 75 ans que les vidéos diffusées par ses ravisseurs montraient très en détresse, de leur “Refus de négocier”.

Preuve de vie

La famille de Soumaïla Cissé, de sang d’homme politique, a longtemps remis en question la volonté de l’ancien pouvoir bamako de libérer son premier adversaire, un homme de 70 ans, qui nécessite des injections d’insuline régulières. Jamais les groupes djihadistes n’ont eu entre les mains une personnalité d’une telle envergure nationale, un chef d’État potentiel après avoir échoué trois fois au second tour des élections présidentielles.

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