L’inspection est un début prometteur

Au coeur du nouveau film L’inspection, qui a été présenté en première jeudi au Festival international du film de Toronto, est une histoire conventionnelle que nous avons vue dans une myriade d’autres films. Un jeune homme perdu et en quête, Ellis French (Jérémy Pape), rejoint l’armée et endure les douleurs et les horreurs du camp d’entraînement alors que sa détermination tremble et se durcit. La variation de ce film, du scénariste-réalisateur L’élégance de Bratton, c’est que le français est gay ; s’est enrôlé dans l’espoir de plaire à sa mère, Inez (Gabriele Unione), qui l’avait chassé de la maison dix ans plus tôt, le laissant sans abri.

Il s’agit d’un récit militaire particulier que nous n’avons pas vu depuis longtemps, qui retrace l’ère de Don’t Ask, Don’t Tell et trouve une vie à la fois clarifiée et confuse dans un état liminal d’existence. (L’expérience de French reflète étroitement celle de Bratton.) C’est un sujet digne d’un drame, même si une simple mise en scène des difficultés pourrait risquer de devenir empesée et trop lourde avec elles. Mais Bratton n’est pas seulement intéressé par une litanie de luttes. Ça se remplit L’inspection avec style, avec un humour mordant et une pointe de séduction. C’est un premier film prometteur.

Il y a à la fois de la tristesse et quelque chose de relativement drôle dans la façon dont French essaie de se massacrer, ce que Pope rend avec des nuances. Bratton laisse danser en marge de certaines scènes la fièvre homoérotique de ces jeunes hommes en forme qui vivent dans un confinement si étroit. J’aimerais qu’il l’explore davantage, cependant. Pas par prudence, justement, mais parce que plonger dans la psychologie incroyablement conflictuelle de French, et de toute l’armée, ne ferait qu’accroître la spécificité vitale du film.

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Le français se perd un peu dans l’enquête du film sur la vie du camp d’entraînement, juste un autre grognement dans un peloton d’espoirs qui ont hâte de faire leurs preuves. L’inspection il ne doit pas nécessairement s’agir d’un film anti-militaire, ni d’un film qui oppose diamétralement les Français aux pratiques et politiques militaires. Bratton illustre avec succès comment le fait d’être et l’identité du français aspirent à se fondre progressivement dans une personne changée. Mais il peut y avoir des frictions plus particulières entre la vie intérieure de French et la vie extérieure dans laquelle il essaie d’entrer.

À Braton, L’inspection n’échange pas de stéréotypes faciles. Il y a le connard de recrutement hérité attendu (McCaul Lombardi) qui harcèle les Français pour prouver son habileté. Cependant, il y avait une certaine nuance, Bratton étendant une empathie de base envers un autre jeune homme essayant de s’affirmer, juste sous un angle différent. Un sergent instructeur qui pousse trop loin sa formation, dépeint avec des aboiements crédibles Bokeem Woodbine, une certaine taille est également autorisée. On se demande s’il y a de bonnes intentions enfouies sous ses abus, car Bratton et Woodbine laissent place à des interprétations compliquées.

Il en va de même pour Inez, qui de monstrueuse peut devenir tendre en un chuchotement. C’est un équilibre précaire habilement trouvé par Union, qui enlève le glamour de la star de cinéma mais ne semble jamais se pavaner dans cette audace imaginaire. Ses quelques scènes avec Pope sont le film dans sa forme la plus étonnamment personnelle. La relation de Bratton avec sa mère reste tendue et il nous laisse généreusement entrer dans ce lien ténu et difficile. Cet acte de partage touchera probablement plus de téléspectateurs que le processus militaire plus superficiel du film.

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L’inspection cela ressemble à une purification pour son réalisateur, un conte qui, espérons-le, donnera enfin un sentiment de clôture à une période difficile de la vie de Bratton. Pourtant, il y a toujours une prise de conscience du public dans le film, d’un plus large éventail d’expériences, ce qui fait souvent défaut dans les films de mémoire comme celui-ci. Ce qui augure bien pour la carrière de Bratton à venir. Maintenant qu’il a raconté cette histoire cruciale, j’espère qu’il sent qu’il peut rechercher des sujets nouveaux et plus larges. Son talent se manifeste notamment dans L’inspectionle produit d’un entraînement et d’une réflexion, oui, mais aussi quelque chose d’inné qu’aucune force étouffante, semble-t-il, ne pourrait supprimer à jamais.

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