L’instance anti-fraude de l’UE accuse la Française Marine Le Pen de détournement de fonds

PARIS (AFP) – L’organisme anti-fraude de l’UE a accusé la dirigeante française d’extrême droite Marine Le Pen et ses associés d’avoir détourné environ 600 000 euros (880 000 dollars singapouriens) pendant leur mandat en tant que députés, a-t-il déclaré samedi 16 avril au site français Mediapart, citant un nouveau rapport.

Les allégations surviennent un peu plus d’une semaine avant que Le Pen ne se heurte au président sortant Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle.

Son avocat a nié les accusations, soulevant des soupçons sur le « timing » de la relation.

Mediapart a publié des extraits du nouveau rapport de l’OLAF sur les coûts que peuvent supporter les groupes politiques dans le cadre de leur mandat de députés.

L’agence accuse Le Pen et d’autres d’utiliser les fonds à des fins politiques nationales, pour des dépenses personnelles ou pour des services qui profiteraient à des sociétés commerciales proches de son parti Rassemblement national et groupe parlementaire d’extrême droite, Europe des Nations et des Libertés (ENF).

Le rapport pointe du doigt Le Pen et trois autres anciens membres du Parlement européen, dont son père, Jean-Marie Le Pen, son ancien associé Louis Aliot et l’ancien eurodéputé d’extrême droite Bruno Gollnisch.

L’instance accuse les quatre d’avoir volé environ 600 000 euros, qu’elle recommande de rembourser.

Selon le rapport, Le Pen a personnellement détourné environ 137 000 euros d’argent public du parlement de Strasbourg lorsqu’il était député européen entre 2004 et 2017.

« Je suis surpris par le timing d’une divulgation aussi forte » et d’une « exploitation », a déclaré à l’AFP l’avocat de Le Pen, Rodolphe Bosselut.

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