Pour la France, c’est un “Un succès opérationnel significatif”. Vendredi soir, les forces spéciales militaires françaises et l’opération Barkhane ont mené une grande offensive contre un groupe de combattants près de Boulikessi, à la frontière avec le Burkina Faso. Une cinquantaine de jihadistes étaient “Neutralisé” (tous tués sauf quatre qui ont été faits prisonniers). Cela a été annoncé lundi soir par la ministre des Armées, Florence Parly, de Bamako, où elle se rend pour la première fois depuis le coup d’État de cet été. “Si les autorités de transition maliennes ont réaffirmé leur engagement dans la lutte contre le terrorisme, ce succès tactique nous montre une fois de plus que les groupes terroristes ne peuvent pas agir en toute impunité devant nos forces”Dit Florence Parly.

L’opération a commencé au coucher du soleil. Une colonne d’hommes voyageant à moto avait été repérée d’en haut par un drone français, a déclaré le ministre: «Ces motos se sont ensuite regroupées et se sont cachées sous les arbres. Nous avions deux Mirage dans la zone, Barkhane a immédiatement lancé l’opération et lancé une grève. “ D’autres seront menées à la fois par les combattants et le drone engagé dans cette opération d’opportunité. “Plusieurs douzaines” Des commandos au sol se sont affrontés avec des djihadistes toute la nuit, soutenus par une demi-douzaine d’hélicoptères. Des moyens très importants pour une opération menée sans l’armée malienne. Aucun soldat français n’a été blessé.

Un katiba détruit

Selon le personnel de l’armée, les combattants tués appartenaient à Ansarul Islam, proche de l’un des membres du JNIM, la principale coalition jihadiste de la région affiliée à Al-Qaïda. Le groupe est principalement actif dans le nord du Burkina Faso, où il se nourrit de violences intercommunautaires dont il se nourrit. Ses troupes sont responsables de nombreuses attaques meurtrières contre les forces de sécurité locales. La perte de cinquante combattants, l’équivalent d’un katiba, le fera “Perturber l’ennemi et l’amener au niveau de nos partenaires [maliens, nigériens et burkinabés]”, accueilli en Europe 1 Général François Lecointre, chef d’état-major de la Défense.

READ  Wuhan réagit après la fête dans une piscine bondée

Ansarul Islam n’est pas la première cible de la France. Du haut du Pau, en janvier, Paris concentre son action militaire sur l’État islamique au Grand Sahara (EIGS), actif dans la région dite des trois frontières, où se rencontrent le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Un déploiement très important a eu lieu depuis début octobre dans cette zone, mobilisant 3 000 hommes sur les 5 100 de l’opération Barkhane.

Lisez aussi: Comment l’armée française a mené son raid sur le chef d’Aqmi

L’armée française estime avoir obtenu des résultats. «L’EIGS est très limité dans ses mouvements et n’est plus en mesure de mener des opérations à grande échelle, a récemment pointé du doigt un officier supérieur de l’état-major à Paris. “Nous ne nous abstenons pas de cibler les [JNIM]”, Il ajouta. En juin, lors d’un raid dans le nord du Mali, Les soldats de Barkhane avaient tué un chef important de ce groupe: Abdelmalek Dourkdel, émir d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Des succès militaires qui ne suffisent pas pour obtenir une victoire politique.


Pierre Alonso