Marie-Claire Chevalier, catalytique de la loi française sur l’IVG, décède à 66 ans

« Je dis, messieurs : je suis un avocat qui a violé la loi », a-t-il déclaré devant le tribunal. Il a reçu une convocation disciplinaire mais a affirmé lors de comparutions ultérieures qu’il avait fait ce qu’il fallait, déclarant: « Parfois, il est nécessaire d’enfreindre la loi pour aller de l’avant et apporter des changements dans la société ».

Mme Chevalier a été acquittée car elle était soupçonnée de souffrir de « contraintes morales, sociales et familiales auxquelles elle ne pouvait résister », selon le site de Ministère français de la Justice Elle a dit.

Lorsque le verdict a été rendu, elle a été condamnée à une amende de 500 francs et libérée alors que des militants scandaient son nom dans les rues. Quatre autres, dont sa mère, avaient été accusés de complicité et avaient été acquittés.

L’affaire, avec sa jeune protagoniste et avocate de renom, est devenue une cause célèbre et un catalyseur dans la campagne féministe pour renverser la loi. Parmi ceux qui ont rejoint Simone Veil, la ministre française de la Santé et survivante d’Auschwitz, qui a subi une avalanche d’attaques personnelles mais a continué à faire pression pour le changement. Et le 17 janvier 1975, la France a promulgué la loi du voile, dépénalisant l’avortement.

C’était deux ans après que la Cour suprême des États-Unis ait légalisé l’avortement aux États-Unis dans Roe v. Patauger. Comme en France, il a fallu une femme enceinte, une serveuse de Dallas nommée Norma McCorvey, sous le pseudonyme de Jane Roe, pour enfreindre la loi et remporter un gros lot pour les femmes.

Même si Mme Chevalier était fière de l’effet que son cas avait eu, elle détestait la publicité et évitait de l’exploiter à des fins de gloire ou de profit. « Ce n’est pas mon style de me baser sur ce qui m’a foiré », a-t-elle a-t-il déclaré dans une rare interview en 2019avec le journal français Libération.

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Cependant, son histoire a été conditionnée et reconditionnée pour la consommation publique dans une série radiophonique, un téléfilm et des productions théâtrales, dont une pièce de théâtre en 2019 à la Comédie-Française intitulée « Hors la Loi ». Une passerelle en métal bleu devant le tribunal de Bobigny est dédiée à son nom.

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