Neuf artistes textiles apportent l’esthétique belge discrète à New York

Exposée au 138 Wooster Street à Soho jusqu’au 10 octobre et une composante de Mois du textile à New York, Le don d’être simple il montre des parallèles entre le lien profond du pays européen avec l’ancien commerce de production de textiles et les exigences contemporaines d’un retour à la vie rurale ; l’idée de trouver la matière de manière plus durable, maîtrisée, contenue et « glocale ». Développé pour le La Belgique est Design plateforme dans le but de donner une visibilité internationale à de nouveaux talents, l’exposition intégrera des tapisseries, des tapis, du linge de maison, des articles rembourrés et plusieurs applications maison non conventionnelles de Geneviève Levivier, Charlotte Lancelot, Alexia de Ville, entre autres. L’art ancien de la nature morte qui, selon le conservateur, fait un retour en force est évident dans les fantastiques tapis de Natalia Brilli. Sa tapisserie paradisiaque faite à la main semble représenter un décor sous-marin mythique et légèrement abstrait.

Les poufs, coussins et tapis Chaddar de Charlotte Lancelot. AVEC L’AUTORISATION DE CHARLOTTE LANCELOT

« L’association de la Belgique avec les textiles est une histoire en évolution », écrit Edelkoort dans le catalogue de l’exposition. « Reconnaissant le savoir-faire du passé, une nouvelle génération de designers textiles crée des œuvres résolument tournées vers l’avenir par leurs recherches sur les matières et leurs démarches expérimentales ». Bien qu’une grande partie de la production lourde qui délimitait la zone autour des villes flamandes telles que Courtrai jusqu’à la fin du XXe siècle ait depuis été déplacée, la discipline a refait surface avec la résurgence de l’agriculture marchande préindustrielle, de la transformation des fibres et du tissage. Des institutions de recherche telles que Centexbel et TexLab à Liège mènent ce mouvement avec un œil sur la circularité et l’upcycling.

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image d'un tapis d'herbe
Le tapis Clareira par Emma Cogné COURTESY JENNA DUFFY

Alors que les poufs et coussins Chaddar de Charlotte Lancelot favorisent le bien-être, la collection Shades de Laure Kasiers met en œuvre un fil écologique pour obtenir des effets visuels saisissants. Avec ses produits pour le bain, Vanessa Colignon interroge différents rituels d’ablution. Le tapis Clareira d’Emma Cogné, développé pour le Musée d’art populaire de Lisbonne avec les artisans portugais Mariana Campos et Ana Paula Abrunhosa, semble imiter une dune de sable entourée d’herbe de plage. Conçue à partir de différentes traditions artisanales, chaque pièce exposée prend des dimensions sensorielles. Il ne fait aucun doute que le tissu peut être un support pratique et expressif à la fois, riche en qualités métaphysiques et prêt à être utilisé au quotidien. L’exposition Gift to be Simple montre le potentiel quasi infini du médium tant pour l’innovation fonctionnelle que pour la production de nouvelles affirmations artistiques.

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