Sept membres d’extrême gauche soupçonnés de préparer une action violente ont été présentés vendredi à un juge d’instruction pour mise en examen de «complot terroriste», a-t-on appris d’une source judiciaire. confirmation des informations de BFMTV.

Arrestations en Dordogne

Selon cette source, neuf personnes ont été interpellées mardi dans la région parisienne, la métropole toulousaine et la Dordogne, dans le cadre d’une enquête judiciaire ouverte en avril. Deux d’entre eux ont été libérés sans poursuites à ce stade. Au cours de la recherche, des armes et des produits ont été trouvés qui pourraient être utilisés dans des engins explosifs, selon une source proche du dossier.

L’annonce de ces arrestations a été immédiatement saisie par le député LR Eric Ciotti. “Les terroristes d’extrême gauche voulaient attaquer la police! Ils attaquent l’uniforme de la République qui est le dernier obstacle à leur dictature et à leur soif de chaos”, écrit-il sur Twitter.

Il est trop tôt pour dire que ces personnes voulaient attaquer la police

Cependant, il est encore trop tôt pour dire que ces personnes voulaient attaquer la police, a déclaré une source proche du dossier.

Avant cette affaire, la dernière saisine connue de la justice antiterroriste pour des faits liés à l’extrême gauche remonte à l’affaire Tarnac de 2008, pour présomption de sabotage des lignes TGV. Mais les qualifications terroristes très controversées avaient été abandonnées par les tribunaux avant le procès.
Fin 2017, la demande des groupes d’extrême gauche pour trois incendies dans la caserne de gendarmerie avait provoqué des déclarations inquiètes de l’exécutif sur une éventuelle reprise des tendances terroristes de ce mouvement.

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Début 2020, le procureur de Grenoble avait demandé, en vain, au parquet antiterroriste de saisir les actions revendiquées par l’extrême gauche, une quinzaine d’incendies dans sa région commis en trois ans, contre la gendarmerie et diverses institutions (mairie, église, services publics)