L’ancien président français Nicolas Sarkozy (à gauche) arrive lundi pour entendre le verdict dans un procès pour corruption au tribunal de la porte de Clichy à Paris.

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Mis à jour à 10 h 55 HE

L’ancien président français Nicolas Sarkozy a été reconnu coupable lundi par un tribunal de Paris pour tentative de corruption d’un juge et influence sur le commerce itinérant datant de son mandat. Il a été condamné à trois ans de prison avec sursis de deux ans.

Lors d’un procès qui s’est terminé en décembre, les procureurs ont accusé Sarkozy et son avocat d’avoir tenté de soudoyer un juge en échange d’informations confidentielles sur une enquête examinant des allégations antérieures selon lesquelles, lors de sa campagne présidentielle de 2007, Sarkozy aurait reçu des paiements illégaux de l’héritière de L’Oréal Liliane Bettencourt. L’affaire Bettencourt a par la suite été classée.

Sarkozy, 66 ans, peut demander à être retenu dans la maison, France24 a rapporté. Le tribunal a condamné Sarkozy à trois ans, mais en a suspendu deux, ce qui signifie qu’il risque un an de prison.

Sarkozy est également confronté à de nombreux autres défis juridiques séparément.

Le juge, Gilbert Azibert, qui était alors l’un des magistrats de la cour d’appel, se verrait proposer un emploi confortable à Munich en échange d’informations. Les procureurs ont déclaré que Sarkozy avait soumis l’offre d’emploi par l’intermédiaire de son avocat, Thierry Herzog, qui était co-accusé dans le procès, ainsi que d’Azibert. Herzog et Azibert ont également été reconnus coupables par le tribunal.

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Le verdict de culpabilité contre Sarkozy fait de lui le deuxième ancien président français ces dernières années à être condamné pour corruption. Son prédécesseur, Jacques Chirac, a été condamné en 2011.

Ensemble, les accusations auraient pu entraîner une peine maximale de 10 ans et une amende d’un million d’euros (1,2 million de dollars), selon France24.

Les procureurs avaient demandé une peine d’au moins quatre ans, dont la moitié devait être purgée.

“Les événements ne se seraient pas produits si un ancien président, ainsi qu’un avocat, avaient gardé à l’esprit la taille, la responsabilité et les devoirs de son bureau”, a déclaré le procureur Jean-Luc Blachon au tribunal en décembre, selon France24. .

Sarkozy a également témoigné en décembre, niant toute allégation.

“Jamais. Jamais abusé de mon influence, présumée ou réelle”, a-t-il déclaré au tribunal. “De quel droit ont-ils de me traîner dans la boue comme ça pendant six ans? N’y a-t-il pas d’État de droit?”

L’affaire de l’État était principalement basée sur l’écoute électronique des conversations entre Sarkozy et son avocat, Thierry Herzog, alors qu’ils discutaient du pot-de-vin. L’avocat de la défense de Sarkozy a qualifié les conversations enregistrées simplement de “discussions entre amis”.

La défense a également déclaré que le fait que le juge n’ait jamais obtenu le poste en question constitue une preuve contre la corruption effective. Cependant, le tribunal a rejeté cet argument, refusant de faire la distinction entre une tentative de corruption réussie et infructueuse.

Sarkozy devrait également être essayé allégations de dépassement d’un plafond de dépenses pour la campagne de 22,5 millions d’euros (24 millions de dollars) lors de sa réélection de 2012 et a ensuite tenté de la couvrir.

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Il pourrait également être confronté à des problèmes juridiques découlant d’une enquête sur des allégations selon lesquelles il aurait reçu des millions de dollars pour sa campagne de 2007 du dictateur libyen Moammar Kadhafi, qui a été déposé et tué en 2011.

Les procureurs français ont ouvert en janvier une enquête sur le trafic d’influence contre l’ancien président après avoir signé un contrat de conseil de 3 millions d’euros (3,6 millions de dollars) avec une compagnie d’assurance russe en 2019.

Eleanor Beardsley de NPR à Paris a contribué à ce rapport.