«Pauline Parmentier, comment as-tu vécu ce dernier match simple?

Avant le match c’était compliqué car on m’avait parlé de tout le terrain du stade (elle devait jouer sur Simonne-Mathieu et à la fin elle s’est diversifiée sur le terrain 14). J’ai eu du mal à me projeter. Je me suis laissé emporter en me disant que je pouvais jouer sur la centrale et je me suis retrouvé sur 14 qui est un super court mais vous y êtes. J’ai trouvé ça un peu difficile pour un match final potentiel. Une fois sur le terrain j’ai tout donné, j’ai joué contre une fille qui a très bien joué aujourd’hui (mardi). Le score est assez mauvais (6-2, 6-3) mais j’ai l’impression d’avoir fait mon match. J’ai essayé de mettre toutes les émotions de côté. Après le dernier bal, avec tout le monde sur la touche, j’étais heureux de pouvoir partager cela avec eux malgré le contexte. Étant une personne sensible, les petites larmes sont venues. Ensuite, nous avons tous passé du temps ensemble, nous essayons de faire ce que nous pouvons avec le contexte.

Ce n’est pas la fin dont vous rêviez, mais étant donné le contexte de la santé, n’est-ce pas une fin qui vous ressemble simplement avec vos proches?

J’aurais aimé m’amuser avec le public. Mais mes proches étaient là très près de moi et j’avais encore une belle brochette dans les gradins. Chaque fois que je les regardais, j’allais bien, je n’avais pas besoin de beaucoup plus. Depuis le début, les gens m’ont demandé comment j’attendais mon dernier Roland-Garros, je ne l’avais pas du tout prévu (rires). Je ne voulais pas perdre le match, je voulais jouer, je m’étais bien préparé pour bien finir. J’ai rencontré quelqu’un de plus fort. Je n’ai pas forcément de regrets. Il y a de petits points où j’aurais pu mieux maîtriser le jeu, mais elle a vraiment mieux joué que moi. Sur les derniers points, toute la bande m’a encouragé et les émotions sont venues.

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Avez-vous une explication pour le changement de tribunal?

Je ne sais pas, je n’ai pas tout compris. On m’a parlé de la centrale électrique à un moment donné. Ensuite, c’était entre Simonne-Mathieu, Central et 14, les trois courts ont fini en même temps et on m’a dit d’aller au 14. On m’a aussi parlé du court 9, j’ai dit non, c’est un peu dur (sourire).

Si vous deviez vous souvenir d’un seul moment de votre carrière, quel serait-il?

(pense) Je dirais la victoire de la Fed Cup (en 2019 contre l’Australie). Cette équipe de France m’a toujours fait rêver. Pouvoir remporter le trophée à la fin de ma carrière, en plus d’avoir vraiment participé à ma victoire contre la Roumanie (contre Begu) en demi-finale, toute cette saison émerge dans ma carrière.

Je suis très heureux d’avancer, de commencer une nouvelle vie. J’étais à la fin de mon aventure de tennis. Je suis sûr que j’ai arrêté au bon moment

De plus, tout le staff de l’équipe de France était dans les tribunes.

Comprenez-vous le reste?

Non, je suis très heureux de passer à autre chose, de recommencer une nouvelle vie. J’étais à la fin de mon aventure de tennis. Je suis sûr que j’arrête au bon moment et j’ai hâte de voir ce que l’avenir me réserve. Je suis très bien entouré. J’ai hâte de construire autre chose. C’était le bon moment. Je suis très content de ma carrière. Ma carrière me ressemble avec ses hauts et ses bas, mais je suis fier de tout ce que j’ai fait. Si à onze ans, quand j’ai quitté la maison de mes parents, quelqu’un m’avait dit que je finirais chez Roland à 34 ans avec cette carrière, j’aurais signé directement. J’ai vécu de très belles émotions, j’ai rencontré des gens fabuleux. Il y a des moments difficiles d’interrogation, des moments de doute mais je ne me souviens que du bonheur et du positif de toutes ces années. “