Et l’expression «ellipse narrative» est entrée dans la section «personnes» des sites d’information. En question: qu’est-ce qui est au centre du livre le plus noté de cette saison littéraire, Yoga, d’Emmanuel Carrère (POL, 400 p., 22 €, Le monde des livres 27 août), s’est déjà vendu à 170 000 exemplaires selon son éditeur. Cela déclenche une de ces controverses dont l’autofiction est une grande source entre un écrivain et son entourage. Dans ce cas, son ex-femme, Hélène Devynck.

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Cette «ellipse» est évidente pour tout lecteur, car l’écrivain en dit peu sur la crise conjugale qu’il a traversée, probablement liée à une relation adultère qu’il raconte, se forçant à “Déformer un peu, transposer un peu, supprimer un peu” les faits, pour se concentrer sur les conséquences psychiatriques de ces événements: à presque 60 ans, Emmanuel Carrère a été diagnostiqué “Type bipolaire II”, a passé des mois dans un hôpital psychiatrique et a subi un «ECT» (électroconvulsivothérapie). Elle affecte le lecteur et déstabilise en partie le livre, tout en renforçant le sentiment de solitude qui se dégage du texte, et Yoga tellement bouleversant.

Si de nombreux critiques ont souligné ce silence, c’est à ceux de l’émission de France Inter «Le Masque et la Plume» d’avoir voulu rendre publiques les raisons que la communauté littéraire bruine depuis des mois.. “Un cas de menace de procès”, a assuré l’écrivain et chroniqueur Frédéric Beigbeder, le 13 septembre. Dix jours plus tard publication numérique La lettre a il a écrit: «Le livre a été partiellement édité avant sa publication et sur l’intervention de l’ancienne compagne d’Emmanuel Carrère, la journaliste Hélène Devynck. “

Un “gros stratagème”

Un article résumant l’histoire sur le site du magazine Vanity Fair conduit ce dernier, divorcé de l’écrivain depuis mars, à publier un droit de réponse. «Emmanuel et moi sommes liés par un contrat qui l’oblige à obtenir mon consentement pour m’utiliser dans son travail. Je n’ai pas consenti au texte tel qu’il apparaît “, a-t-elle écrit, notant que leur plus jeune fille y est mentionnée et qu’elle-même y apparaît “De manière résiduelle” grâce à “Rude Unfriendly: Une citation inhabituellement longue d’un travail antérieur à notre contrat [D’autres vies que la mienne, P.O.L, 2009)], accompagné d’un commentaire que j’ai refusé depuis mars “.

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