Le camarade de classe de votre enfant tousse-t-il, éternue-t-il et est-il positif? Franceinfo explique le protocole qui sera mis en place.

La cloche du retour à l’école vient de sonner que l’on s’attend déjà à fermer les portes de certaines écoles: 21 départements sont placés en tutelle rouge à Covid-19 le lundi 31 août, la veille de la reprise des cours pour les étudiants. A La Réunion, où l’année scolaire a commencé il y a deux semaines, chaque jour apporte son lot de fermetures de groupes scolaires. Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, ne bouge cependant pas: les écoles doivent continuer à accueillir le plus d’élèves possible. Les parents et les enfants devront donc apprendre à vivre avec Covid-19 dans les terrains de jeux. Et comptez sur le protocole de santé pour contenir l’épidémie le plus rapidement possible si des cas positifs d’étudiants ou de personnel sont identifiés dans un établissement. Franceinfo explique ce que les autorités ont l’intention de faire dans cette affaire.

Faire un diagnostic le plus tôt possible

A la moindre toux ou fièvre, une course contre la montre commence. “Notre objectif est de pouvoir répondre dans les 48 heures chaque fois que des symptômes sont signalés. “Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a déclaré lors de la conférence de presse du 26 août. Aucune question à surmonter pour les autorités sanitaires: les instructions sont claires. Premièrement, le gouvernement demande aux parents d’être particulièrement vigilants et de faire attention à la moindre apparition de symptômes, de garder les enfants à la maison en cas de doute et de se fier aux conseils de leur médecin. Si des symptômes apparaissent à l’école, l’élève sera immédiatement isolé sous la surveillance d’un adulte en attendant que quelqu’un vienne le chercher. Dès l’âge de 6 ans, s’il présente des symptômes, il doit porter un masque. L’enfant ne pourra pas retourner en classe avant le diagnostic et, en l’absence d’informations, devra rester à la maison pendant quatorze jours.

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Rechercher et isoler les cas de contact

Si le test est positif, l’établissement doit s’assurer que toutes les pièces occupées par le patient au cours des 48 dernières heures sont soigneusement désinfectées. Le directeur de l’école informe les autorités académiques (IA-Dasen) et l’ARS et établit une première liste de contacts à risque isolés. L’enquête épidémiologique commence alors: l’ARS, en collaboration avec le médecin de l’école, établit la liste des sujets de contact. Un enfant est considéré comme tel s’il a eu un contact à moins d’un mètre du patient, qu’il s’agisse d’une conversation, d’un repas, d’un câlin …

Notez qu’à l’école, tous les élèves et enseignants de la même classe sont considérés comme des cas de contact – votre enfant est tenu de rester isolé si l’un de ses camarades de classe est positif. Mais ce n’est pas le cas s’ils viennent de se croiser dans un couloir ou une cour. La liste des personnes de contact est envoyée à Medicare, qui les appelle, les informe de l’action à entreprendre (isolement, dépistage) et identifie les autres personnes de contact en dehors de l’école. “Remontons la chaîne de la contamination: tous ceux qui pourraient être intéressés sont testés”, indique l’éducation nationale à Franceinfo. Dans tous les cas, les parents doivent être informés par l’école de la présence de cas confirmés de Covid-19 au sein de l’établissement et des mesures prises.

Fermer une classe ou une structure … au cas par cas

Le ministère de l’Éducation nationale souhaite que les écoles restent aussi ouvertes que possible. Les décisions seront prises au cas par cas, à partir de la liste des cas de contact établie par l’ARS: «Il peut s’agir de la fermeture d’une classe ou de la fermeture d’une école, décision prise au plus près du camp, donc par le préfet en collaboration avec l’ARS, le recteur et en collaboration avec les autorités locales concernées (commune, département, région le cas échéant) “, explique l’Éducation nationale. Les autorités tiendront compte des conclusions de l’enquête épidémiologique: “Ils considèrent le nombre de cas avérés, les cas de contact, la date d’apparition des symptômes, le respect des mesures de barrière, etc.”, détaille l’ARS de la région Grand Est.

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Jean-Michel Blanquer avait indiqué de s’appuyer sur adaptabilité“de chaque territoire. En cas de forte circulation du virus dans une zone géographique donnée, comme actuellement en Ile-de-France ou dans les Bouches-du-Rhône, elle a encouragé la mise en place de mesures plus strictes pour éviter la fermeture totale de l’école. Par exemple, limiter la mixité des élèves au sein des écoles: une mesure non coercitive au niveau national, mais recommandée en fonction des contextes locaux. En d’autres termes, si la classe de l’élève malade est automatiquement placée à l’isolement, l’établissement ne fermera que si l’ARS estime que trop d’étudiants risquent d’être trop mélangés ou trop de réunions. dans des espaces confinés.

Assurer la garde des enfants

Dans le cas où les enfants sont placés dans quatorze ans en raison d’un cas de Covid-19 dans la salle de classe ou l’institution, la continuité éducative est mise en place. Les enseignants restent en contact avec leurs élèves par e-mail et par téléphone et doivent dispenser un enseignement à distance, notamment grâce au dispositif Ma classe à la maison du Cned, aux espaces de travail numériques (ORL) et aux outils produits en relation. avec France Télévisions dans le cadre de l’opération Learning Nation (cours Lumni).

Activité partielle? Congé de maladie? Des jours de maladie infantile? Concernant la problématique de confier un mineur placé en isolement, il n’existe actuellement aucun système d’assistance. Les parents ne peuvent plus bénéficier du régime de chômage partiel mis en place depuis le 1er mai pour s’occuper de leurs enfants lorsque le télétravail n’est pas possible. Il n’est plus possible de demander un congé de maladie dérogatoire qui lui permettrait d’être indemnisé jusqu’à 90% de son salaire, comme ce fut le cas dans les premiers jours de déchéance. L’État évalue actuellement un appareil qui n’est pas aussi cher que ceux précédemment mis en place, seconde JDD. Pendant ce temps, les parents devront porter du RTT ou être en mesure de garder leurs enfants isolés … évitant évidemment de solliciter les grands-parents, les plus susceptibles de développer un Covid-19 sévère.