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Le président américain qui souffre de symptômes “modérés” a été hospitalisé vendredi 2 octobre “pour quelques jours”. Il a reçu un traitement jugé très prometteur.

Le président américain Donald Trump, admis à l’hôpital ce vendredi 2 octobre après avoir été testé positif au coronavirus “par mesure d’une extrême prudence” selon son médecin Sean Conley, il est traité par un traitement expérimental basé sur des anticorps synthétiques.

Sean Conley lui-même a indiqué qu’on lui avait injecté une dose du cocktail expérimental REGN-COV2 développé par la société de biotechnologie Regeneron, et que celle-ci a donné des résultats préliminaires encourageants dans des essais cliniques chez un petit nombre de patients. Il a reçu la dose la plus élevée, 8 grammes.

Les anticorps synthétiques sont produits en laboratoire et, une fois injectés dans le corps d’un patient, agissent sur le virus pour le neutraliser, tout comme le système immunitaire le devrait. La semaine dernière, Regeneron, qui a reçu plus de 600 millions de dollars du gouvernement américain pour développer le traitement, a annoncé que dans une étude portant sur 275 patients, le cocktail réduisait la quantité de virus chez les patients infectés qui étaient hors de l’hôpital. l’hôpital et accéléré leur rétablissement. .

Un “cocktail d’anticorps”

Donald Trump prend également du zinc, de la vitamine D, de la famotidine, de la mélatonine et de l’aspirine chez son médecin, mais aussi du remdesivir selon sa porte-parole Kayleigh McEnany, qui précise également qu ‘”il ne l’a pas fait sans oxygène supplémentaire”.

Cet antiviral attaque le mécanisme de multiplication du virus en se présentant comme faisant partie de son matériel génétique et réduirait le séjour du patient à l’hôpital de plusieurs jours. Le président américain l’avait également annoncé en mai dernier il prenait de la chloroquine.

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«Un cocktail d’anticorps dont l’efficacité et la tolérance sont inconnues», note Gilbert Deray, médecin de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. «Ce n’est pas un traitement qui est donné à un patient qui va bien», commente-t-il. Un mois avant les élections américaines, Donald Trump faisait campagne pour sa réélection avant son hospitalisation.

L’administration d’un cocktail d’anticorps dont l’efficacité et la tolérance sont inconnues est étrange. Ce n’est pas un traitement donné à un patient qui va bien. https://t.co/RWjuD7Iye1

– deray gilbert (@GilbertDeray) 2 octobre 2020