Rafael Nadal, qui a affronté le Grec Stefanos Tsitsipas jeudi pour se qualifier pour les demi-finales du Masters de Londres jeudi, a remporté en trois sets (6-4, 4-6, 6-2), en un peu plus de 2 heures de jeu, rejoint à Dominic Thiem et Daniil Medvedev, qu’il affrontera en demi-finale, également qualifiés.

La pandémie oblige, Rafael Nadal n’a pas vérifié ses standards habituels cette saison. Contre Stefanos Tsitsipas, l’Espagnol ne disputait que son 33e match de l’année, un total qu’il dépasse généralement en ne comptant que ses pas sur terre battue. Mais ce handicap cache au moins un avantage: une fraîcheur physique et surtout mentale qui lui manque souvent en fin de saison. Cette envie et ce rythme intact ont été récompensés. Deux semaines après sa malheureuse demi-finale à Bercy (l’Espagnol a été battu par Alexander Zverev; 6-4, 7-5), Nadal s’est qualifié pour les quatre derniers au Masters de Londres, dominant le Grec 2:04. Mais, cette fois, montrant un niveau de jeu par ailleurs impressionnant.

Le plan de Nadal était clair: le revers du martyr Tsitsipas jusqu’à son effondrement

Sans compromis sur le service, les deux prétendants ont donné le sentiment de ne pas vouloir abandonner en début de match. Tsitsipas savait exactement à quoi s’attendre: «Ce match demandera beaucoup d’efforts physiques. Je traverserai des moments de douleur et de souffrance. Je m’attends à ce que Rafa s’engage dans un combat. “ Le plan de Nadal était très clair: martyriser le revers de son rival jusqu’à ce qu’il s’effondre. Contraint d’annuler deux balles de break lors du septième match, le sixième mondial évoluait sous une forte pression. Trois erreurs de revers et une mauvaise double faute lui ont coûté un 4 partout. Nadal a pris sur lui de présenter l’addition en frappant deux as (6-4). En 41 minutes, il n’avait marqué que cinq points sur son service.

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Les statistiques ne jouaient pas en faveur de Tsitsipas à l’époque. Cela fait un an et demi que Nadal n’a pas perdu un match en trois sets après avoir remporté le premier (Acapulco 2019, contre Nick Kyrgios). L’Espagnol a commencé son deuxième tour avec deux fermetures. Une manière péremptoire de marquer son territoire. Il s’est même permis le luxe de remporter son quatrième match au service avec deux as sur la deuxième balle! Mais Tsitsipas résista de toutes ses forces, espérant pouvoir se glisser dans le plus petit espace vide. Il s’est offert quand on l’attendait le moins, à 5-4. Jusque-là inchangé, Nadal a perdu trois points qu’il avait décidé de jouer sur le filet. Sa première double faute du match l’a propulsé sans cérémonie au troisième set.

Medvedev vers les demi-finales

Certes, ce tirage au sort grec était un peu gênant, car Nadal avait été solide sur son engagement. Il a payé pour essuyer une baisse soudaine de la pression artérielle sur la première balle. Deux jeux de black-out (à peine compensés par une pause) l’ont mis en mauvaise posture depuis le début du troisième set. Nadal devait juste garder son avantage à tout prix. Il a cassé 3-1, puis 4-2. Nous pouvons sentir Tsitsipas sur le point de se séparer. Un revers de Nadal et deux grosses fautes du Grec ont donné au majorquin une seconde pause (5-2). Son huitième as lui a donné une première balle de match, qu’il a gâchée. Mais il a rendu le deuxième fructueux avec un long revers formidable.

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Nadal jouera samedi, contre Daniil Medvedev, un remake appétissant de la finale de l’année dernière à l’US Open (gagné 7-5, 6-3, 5-7, 4-6, 6-4). Ce sera sa sixième demi-finale des Masters en dix apparitions. Il en a remporté deux, avant d’échouer à chaque fois en finale, contre Roger Federer (2010), puis Novak Djokovic (2013). Il ne manque que deux succès au premier titre de sa carrière d’enseignant.