Le traité international interdisant les armes nucléaires a été ratifié par 50est Pays, le Honduras, et pourrait entrer en vigueur dans les 90 jours, a annoncé samedi 24 octobre un responsable des Nations Unies à l’Agence France Presse. “Aujourd’hui est une victoire pour l’humanité et la promesse d’un avenir plus sûr”, a commenté dans un communiqué Peter Maurer, président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) qui a salué, comme d’autres ONG, le jalon ainsi passé.

Le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires – qui interdit l’utilisation, la mise au point, la production, les essais, le stockage, le stockage et la menace d’utilisation de ces armes – a été approuvé par l’Assemblée générale des Nations Unies en juillet 2017. avec le soutien de 122 pays. Et maintenant, il a été signé par 84 pays.

«Le Honduras vient de ratifier le traité, c’est 50est État, qui est historique et permet son entrée en vigueur “, a salué la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN) sur son compte Twitter. Cette ONG a remporté le prix Nobel de la paix en 2017 pour son rôle dans l’élaboration de ce traité.

Article réservé à nos membres Lire aussi Les États-Unis organisent la confrontation avec les Européens sur le nucléaire iranien

Stigmatiser les armes nucléaires

Les principaux pays dotés d’armes nucléaires, dont les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, la Chine et la Russie, ne l’ont pas signée.

Les militants pro-abolition espèrent que sa ratification aura le même impact que les précédents traités internationaux interdisant les mines terrestres et les armes à sous-munitions: stigmatiser la possession et l’utilisation d’armes nucléaires, ce qui pourrait entraîner un changement de comportement, voire de pays non signataires.

READ  Le bateau a participé à l'assainissement de la marée noire (actualis): Maurice: un troisième mort après le naufrage du remorqueur Sir Gatan Duval

Les États dotés d’armes nucléaires, pour leur part, font valoir que leurs arsenaux ont un effet dissuasif et affirment qu’ils sont attachés au Traité de non-prolifération, qui vise à empêcher la propagation des armes nucléaires à d’autres pays. “Trop de gens acceptent les armes nucléaires comme une composante inévitable de l’architecture de sécurité internationale”, a déclaré Peter Maurer. “Le Traité d’interdiction des armes nucléaires nous permet d’imaginer un monde exempt de ces armes inhumaines comme un objectif réalisable”, Il ajouta.

Article réservé à nos membres Lire aussi Qu’est-il arrivé aux déchets des essais nucléaires français en Algérie?

Plusieurs pays ont récemment ratifié le traité, notamment le Nigéria, la Malaisie, l’Irlande, Malte et Tuvalu. Avec la ratification du Honduras, son entrée en vigueur devrait avoir lieu vers le 21 janvier.

Passage symbolique

Ce passage, pour le moment extrêmement symbolique, se situe dans un contexte de fortes tensions sur la question du désarmement. Le Traité sur les forces nucléaires intermédiaires (FNI) signé en 1987 entre Washington et Moscou, qui a entraîné la destruction de quelque 2700 missiles d’une portée de 500 à 5500 km, est de facto mort depuis 2019, au grand dam des Européens. Le président américain Donald Trump s’est retiré après avoir accusé la Russie de ne pas le respecter.

Article réservé à nos membres Lire aussi La lutte des “successeurs” pour la mémoire d’Hiroshima

Depuis lors, le Traité New Start américano-russe a été conclu en 2010, qui expire au début de 2021, serait le dernier accord nucléaire encore en vigueur, contenant les arsenaux des deux pays sous les sommets de la guerre froide. Les deux pays viennent de s’accorder sur le principe d’une prolongation d’un an, le temps de résoudre les problèmes de fond.

READ  hospitalisé après avoir été testé positif, Donald Trump "va très bien" et n'a plus de fièvre

Le monde avec l’AFP