Revue « The French Dispatch » : vous vous souvenez des magazines ?

Par exemple : Roebuck Wright, joué par Jeffrey Wright, ressemble à James Baldwin dans ses manières de parler, son langage corporel et sa façon de s’habiller. Mais l’article qu’il contribue à The French Dispatch ressemble plus à quelque chose AJ mielg se serait lancé – une excursion dans les recoins obscurs (et dans ce cas tout à fait imaginatifs) de la gastronomie française. Le mash-up, comme beaucoup dans le film, semble à la fois absurde et touchant en quelque sorte.

Il n’est pas vraiment possible de bousiller les épisodes principaux, mais il est également insensé d’essayer de les résumer. Le casting est énorme et aussi diversifié que la liste des noms en vacances à New York « Bonjour les amis » poésie:

Mathieu Amalric ! Edouard Norton !
Elisabeth Moss et Jason Schwartzman !
Adrien Brody, Lyna Khoudri,
Owen Wilson, même Fonzie !

Etc. Les changements de ton de la mélancolie à l’ancien sont la signature d’Anderson, accentuée par les transitions du noir et blanc à la couleur, du live action à l’animation, et de ce qui pourrait être les années 1930 ou 1940 à ceux qui pourraient être les années 60 ou 70.

Après une introduction (avec voix off par Anjelica Huston) et une tournée en prose-poésie par Ennui (dirigé par Wilson à vélo), nous nous installons dans un tronçon de ce que le vrai New Yorkais aimait appeler des pièces « longues ». Chaque long métrage est en fait un double portrait : celui de l’écrivain à l’œuvre sur l’histoire et celui d’un personnage central charismatique et insaisissable, sur fond de chaos et d’intrigues. Roebuck Wright est associé à un chef de district (Stephen Park); Lucinda Krementz (McDormand) avec un étudiant rebelle (Timothée Chalamet) ; JKL Berensen (Swinton) avec un peintre en difficulté (Benicio Del Toro). Le fait que les deux écrivains couchent avec leurs sources suggère que cette lettre d’amour au journalisme a peut-être bénéficié d’un éditeur soucieux de la répétition et du cliché.

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Dans n’importe quel numéro de n’importe quelle publication, certaines pièces seront plus fortes que d’autres. « La salle à manger privée du commissaire de police », l’histoire du crime culinaire de Wright est rapide et compliquée, avec un joli résultat aigre-doux. L’offre de Swinton, « The Concrete Masterpiece », mettant en vedette Del Toro dans une camisole de force et Léa Seydoux dans et hors de l’uniforme de gardien de maternelle est, pour moi, le plus stupide des chapitres et le plus émouvant. « Revisions to a Manifesto », avec McDormand racontant une manifestation étudiante en mai 68 (et sa relation avec l’un de ses leaders, joué par Chalamet), m’a semblé la plus subtile et la plus ardue dans son extravagance, offrant un pastiche trop intelligent de événements du monde réel qui les aplatit et les banalise.

Par contre, ça m’a rappelé « Masculin Féminin », un de mes films Godard préférés. Une partie du plaisir que vous trouvez dans « The French Dispatch » peut provenir de votre appréciation des moments culturels et des artefacts qu’elle évoque. Anderson exprime le zèle d’un fan et l’avidité d’un collectionneur pour les œuvres canoniques et les bric-à-brac, un amour pour les vieux modernismes qui n’est ni dogmatique ni sentimental.

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